Réservé aux abonnés
Les dossiers de la Fédé

Adoption de la loi Rist : ce qui change pour l’officine

La proposition de loi Rist donne de nouveaux rôles aux pharmaciens mais aussi aux préparateurs.

Par FSPF

•

8 juin 2023

Partager
©  AdobeStock_BillionPhotos.com

Portée par la députée Renaissance de la première circonscription du Loiret et médecin de formation, Stéphanie Rist, la proposition de loi « portant amélioration de l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé » a été définitivement adoptée le 10 mai dernier par le Parlement, avant d’être publiée quelques jours plus tard au ­Journal officiel. Dans un contexte de pénurie de médecins, cette loi vise à améliorer l’accès aux soins en permettant notamment un accès direct aux infirmiers en pratique avancée (IPA), aux masseurs-kinésithérapeutes et aux orthophonistes, mais également en élargissant les compétences de plusieurs professions dont celle de pharmacien.

Encore un peu de patience

En pratique, elle étend à trois mois la possibilité pour les officinaux de renouveler des traitements chroniques (médicaments et dispositifs médicaux) aux patients munis d’une ordonnance expirée, par délivrance d’un mois. Concernant les dépistages à l’officine, la liste des Trod que les officinaux pourront réaliser sera dorénavant fixée annuellement. Il ne sera donc plus nécessaire d’attendre à chaque fois la publication d’un texte réglementaire. Pour le président de la FSPF, Philippe Besset, « reste désormais à franchir l’étape suivante, autrement dit aller jusqu’à la prescription et la délivrance du médicament en fonction du résultat du Trod ». Autre évolution remarquable et attendue : les préparateurs sont autorisés à administrer certains vaccins sous la supervision d’un pharmacien. Toutefois, les vaccins et les patients éligibles devront encore être précisés dans un arrêté. Enfin, la loi grave dans le marbre l’universitarisation du diplôme de préparateur et ­autorise les nouveaux titulaires du DEUST de préparateur en officine à exercer leur activité dès cette année.

Mais il va falloir encore s’armer d’un peu de patience avant que ces dispositions soient effectives. En effet, la publication de différents textes réglementaires est nécessaire. Des textes qui devront faire l’objet de négociations avec les représentants de la profession, notamment « en ce qui concerne les modalités économiques qui seront débattues durant le processus conventionnel de l’automne prochain », précise Philippe Besset.

Envie de lire la suite ?

L’accès à cet article est réservé aux abonnés. Abonnez-vous pour accéder à tout ce que publie Le Pharmacien de France.

  • Enjeux, interviews et dossiers
  • Fiches conseil pratiques
  • Magazine en version numérique
  • Newsletter premium
Partager

Recevez la newsletter L’hebdo

Chaque semaine, allez à l’essentiel : actualité professionnelle, scientifique et entrepreneuriale.

À lire aussi