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Fraudes
Asafo souffle sa première bougie
C'est le nombre de suspicions de fausses ordonnances qui ont été transmises par les pharmaciens via Asafo en un an d'existence.
Par Hélène Bry
•24 octobre 2025
Lancé à l’été 2024 par la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) et accessible depuis amelipro, Asafo permet aux officines de signaler toute suspicion de fausse prescription, et aux services de lutte contre les fraudes des caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) d’alerter rapidement l’ensemble des pharmacies du territoire. Dans un communiqué du 23 octobre 2025, l’Assurance maladie se félicite qu’en l’espace d’un an, plus de 15 000 suspicions de fausses ordonnances aient été transmises par les officines avec cet outil, et ce, « avec un taux de reconnaissance élevé ». La Cnam précise en effet qu’« après vérification auprès du prescripteur, 3 ordonnances sur 4 ont été confirmées comme étant frauduleuses ». Et ajoute que les CPAM ont quant à elles « enregistré plus de 3 700 fausses ordonnances en complément, repérées à l’occasion de leurs contrôles, permettant d’enrichir encore davantage la base de données des fausses ordonnances confirmées ».
Concernant la nature des trafics, « près de 30 % des médicaments ou dispositifs figurant sur les fausses ordonnances sont liés au traitement du diabète (insuline, capteurs et bandelettes, médicaments antidiabétiques principalement). Les autres médicaments les plus concernés sont des antalgiques (tramadol, codéine en sirop, buprénorphine…) et des médicaments détournés de leur usage (comme l’antiépileptique Prégabaline) ».