Autotests et masques : privilégier la filière française
Les pouvoirs publics doivent définir des montants de prise en charge permettant aux professionnels de s’approvisionner sur le marché français en autotests et en masques.
Par FSPF
•9 mars 2022
Comme prévu, les autotests de dépistage de la Covid-19 ont fait leur retour dans le monopole officinal le 15 février dernier. L’occasion pour la FSPF de pointer le fait que les pharmaciens doivent désormais être en capacité de s’approvisionner auprès de la filière française. Cela vaut aussi pour les masques de protection.
« Dans le cadre des concertations menées avec les pouvoirs publics, nous avons insisté sur l’objectif visant à privilégier l’achat auprès de fournisseurs qui produisent dans l’Hexagone, mais aussi sur l’accessibilité la plus large possible de ces produits dans l’ensemble des territoires, en s’appuyant sur le réseau des répartiteurs pharmaceutiques », explique le syndicat pour qui jouer le jeu du marché national représente avant tout une meilleure garantie de voir honorer ses commandes dans des délais courts et de répondre rapidement aux demandes de ses patients.
« D’une manière générale, notre pays doit être davantage indépendant en matière d’approvisionnement en biens de santé pour offrir des soins de qualité », estime la FSPF. À trop vouloir maîtriser les coûts et rechercher des économies, de nombreux fabricants ont en effet externalisé toute leur production.
Le syndicat n’en démord pas : « Au-delà des campagnes promotionnelles des enseignes de la grande distribution autour des autotests, alliant de manière malsaine santé et consumérisme, laisser distribuer des produits de santé dans les grandes surfaces mène à la destruction de filières nationales et à la disparition des services de proximité. » Une perspective contre laquelle la FSPF « s’élèvera toujours ».