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Avenir du système de soins : pas de santé sans prévention

Le Premier ministre a ouvert le 25 mai le « Ségur de la santé » dont l’objectif est de tirer les leçons de la crise sanitaire pour repenser notre système de santé en lien avec le plan « Ma Santé 2022 ».

Par FSPF

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19 juin 2020

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La crise sanitaire n’est pas encore complètement derrière nous. Mais le gouvernement paraît décidé à se projeter dès maintenant dans le monde d’après. Le 25 mai, le Premier ministre a ainsi lancé un « Ségur de la santé » censé donner un nouvel élan à notre système de soins et reconnaître le travail des soignants à sa juste valeur. Ses conclusions sont attendues pour la mi-juillet. Pour le gouvernement, il ne s’agit pas de renier le plan « Ma santé 2022 » mais d’en accélérer la mise en œuvre.

« La crise n’exige de nous non pas nécessairement de changer de cap, mais très certainement de changer de rythme », a déclaré Édouard Philippe. Si tout le monde semble d’accord sur le principe de cette large concertation pour l’avenir du système de soins français, certains acteurs se sentent oubliés. À commencer par les pharmaciens d’officine, pourtant en première ligne dans la lutte contre l’épidémie de Covid-19.

Renforcer le lien ville-hôpital

« C’est un Ségur de l’hôpital car il ne s’occupe pas de l’ensemble de la santé », déplore ainsi le président de la FSPF, Philippe Besset, qui a adressé une lettre ouverte au Premier ministre pour lui faire notamment part de son regret que le volet « prévention » ne soit pas prévu dans les débats. Toutefois, la nomination par le ministre de la Santé de Jocelyne Wittevrongel pour piloter le groupe de travail n° 4 qui planchera sur l’exercice coordonné, le développement des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) et les liens entre la ville et l’hôpital, pourrait changer la donne.

Présidente de l’Union nationale des professionnels de santé (UNPS), mais aussi secrétaire générale de la FSPF, Jocelyne Wittevrongel « portera la parole des professionnels de santé libéraux et, en leur sein, celles des pharmaciens d’officine, très engagés dans les CPTS et la coordination des soins », se félicite Philippe Besset. « Pendant la crise sanitaire, les officinaux ont déjà montré qu’ils pouvaient travailler en collaboration avec l’hôpital en dispensant aux patients les médicaments habituellement délivrés par les pharmacies à usage intérieur (PUI). Ce “Ségur de la santé” doit renforcer ce lien entre les pharmacies de ville et les établissements hospitaliers », estime le président de la FSPF.

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