Baisse de financement
15 mai 2026
« C’est un véritable scandale », s’insurge Philippe Besset, le président de la FSPF. Le 2 avril dernier, l’opérateur France compétences a lancé une révision générale des niveaux de prise en charge (NPEC) des contrats d’apprentissage avec, pour conséquence, une baisse envisagée de 20 % du financement public de ces contrats pour le Deust préparateur/technicien en pharmacie dès le mois de juillet. France compétences précise néanmoins que les valeurs de référence qu’il a transmises « ne sont pas les NPEC définitifs » et que les branches professionnelles peuvent les moduler « jusqu’à plus ou moins 20 % ». En attendant, la FSPF compte bien mobiliser l’ensemble des acteurs concernés, à commencer par la branche pharmacie d’officine et les doyens d’université, sans oublier le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou.
Par ailleurs, le syndicat indique qu’en raison de l’universitarisation de la formation des préparateurs/techniciens en pharmacie, il était nécessaire de réformer les modalités des congés de révision octroyés avant les épreuves. En effet, rédigé du temps du brevet professionnel de préparateur en pharmacie, qui donnait lieu à une seule session d’examen, cet accord datant de 2016 prévoyait cinq jours de congés de révision. Grâce à l’avenant signé le 30 mars dernier avec les partenaires sociaux et applicable depuis le 1er mai, les futurs préparateurs, qu’ils soient en contrat de professionnalisation ou d’apprentissage, bénéficient désormais de trois jours ouvrables de révision par année de formation, avec maintien du salaire. Ces congés doivent être pris dans le mois qui précède les examens et peuvent être répartis, d’un commun accord entre l’employeur et le salarié, en cas d’épreuves partielles.