Bilan de prévention : les clés pour se lancer
Après une expérimentation dans les Hauts-de-France en 2023, les bilans de prévention sont généralisés depuis le 1er janvier 2024. L’an dernier, seulement 11 % des officines en ont réalisés.
27 mai 2025
Au 31 décembre 2024, ce sont 2 250 pharmacies qui se sont engagées dans les bilans de prévention, soit 11 % du réseau. Un résultat modeste en comparaison avec d’autres missions comme le rappel vaccinal (95 %) ou la remise du kit de dépistage du cancer colorectal (100 %).
Dans ce cadre, la FSPF détaille le dispositif sur son site et y réunit l’ensemble des outils d’accompagnement. Elle rappelle qu’aucune formation spécifique n’est nécessaire pour réaliser les bilans de prévention aux âges clés de la vie (18-25 ans, 45-50 ans, 60-65 ans et 70-75 ans). Les personnes ciblées reçoivent un e-mail de l’Assurance maladie les incitant à demander ce bilan auprès de leur médecin, infirmier, pharmacien ou sage-femme ; ils peuvent donc se présenter directement à l’officine pour prendre rendez-vous. Ils sont invités à remplir un autoquestionnaire en amont de l’entretien qui dure une trentaine de minutes et permet de repérer les risques individuels. Une ou deux thématiques sont alors priorisées pour orienter les conseils et solutions préconisées. À l’issue, un plan personnalisé de prévention (PPP) est rédigé avec le patient, reprenant les orientations prioritaires et les actions à mettre en place. Le PPP est déposé sur le DMP du patient afin d’être accessible au médecin traitant Cette mission est rémunérée 30 euros (31,50 euros dans les Drom) et ne peut être facturée qu’une seule fois par personne et par tranche d’âge avec le code acte RDP, sans aucun dépassement.