Actus • Législation

Ce qui change en 2021

Après une année 2020 marquée par la crise sanitaire et son empilement de mesures d’urgence, 2021 s’annonce tout aussi mouvante.

Par Fabienne Rizos-Vignal

•

15 janvier 2021

Paru dans le n°1326 - Janvier 2021
Partager
© adobestock_julien eichinger
  • Ac­ti­vité par­tielle : de nou­velles règles s’ap­pliquent aux de­mandes adres­sées à par­tir du 1er jan­vier 2021. L’in­dem­ni­sa­tion des sa­la­riés en chô­mage par­tiel passe de 70 à 60 % de leur ré­mu­né­ra­tion brute. Seuls les sa­la­riés au Smic conti­nue­ront de per­ce­voir 100 %. Les em­ployeurs se fe­ront rem­bour­ser 60 % de l’in­dem­nité ver­sée, soit un reste à charge de 40 %. La du­rée maxi­male d’au­to­ri­sa­tion d’ac­ti­vité par­tielle sera ré­duite à 3 mois. Un re­nou­vel­le­ment pour 3 nou­veaux mois sup­plé­men­taires pourra être ac­cordé.
 
  • Ar­rêt ma­la­die : des in­dem­ni­tés jour­na­lières se­ront oc­troyées aux pro­fes­sion­nels li­bé­raux dès le 1er jour d’ar­rêt afin de ga­ran­tir un re­venu de rem­pla­ce­ment. Cette « avan­cée his­to­rique », sa­luée par l’Unapl, en­trera en vi­gueur le 1er juillet 2021. Les pro­fes­sion­nels li­bé­raux ne bé­né­fi­cient pour le mo­ment d’au­cun fi­let de sé­cu­rité. Le pi­lo­tage de ce dis­po­si­tif est confié à la Caisse na­tio­nale d’as­su­rance vieillesse des pro­fes­sions li­bé­rales (CNAVPL) qui est char­gée de ca­li­brer le ni­veau des co­ti­sa­tions et des pres­ta­tions.
 
  • Congé pa­ter­nité : me­sure phare de la loi de fi­nan­ce­ment de la Sé­cu­rité so­ciale pour 2021, le congé de pa­ter­nité sera dou­blé à comp­ter du 1er juillet : 3 jours de congé nais­sance et 25 jours ca­len­daires, soit 28 jours d’ar­rêt au to­tal. En cas de nais­sance mul­tiple, le congé sera porté à 32 jours, contre 18 ac­tuel­le­ment. Autre nou­veauté, ce congé sera en par­tie obli­ga­toire. L’em­ployeur aura en ef­fet l’in­ter­dic­tion de faire tra­vailler le sa­la­rié pen­dant une pé­riode de 7 jours im­mé­dia­te­ment après la nais­sance de l’en­fant.
 
  • Gra­ti­fi­ca­tion mi­ni­male des sta­giaires : à dé­faut d’ac­cord ou de conven­tion pré­voyant un mon­tant plus fa­vo­rable, la gra­ti­fi­ca­tion est égale à 15 % du pla­fond ho­raire de la Sé­cu­rité so­ciale pour chaque heure de stage. Comme en 2020, son mon­tant est fixé à 3,90 eu­ros de l’heure en 2021.
 
  • Pla­fond de la Sé­cu­rité so­ciale : il reste fixé à 3 428 eu­ros par mois, comme en 2020. En sta­bi­li­sant ce mon­tant pour cette an­née, la Com­mis­sion des comptes de la Sé­cu­rité so­ciale tente de li­mi­ter l’ef­fet de l’ef­fon­dre­ment du sa­laire moyen lié à la crise sa­ni­taire qui a en­re­gis­tré une baisse de 5,7 % pour l’an­née 2020.
 
  • Pré­voyance : de­puis le 12 mars 2020, les sa­la­riés pla­cés en ac­ti­vité par­tielle bé­né­fi­cient du main­tien de cer­taines ga­ran­ties de pré­voyance. Le dis­po­si­tif est pro­rogé jus­qu’au 30 juin 2021. Cela concerne les ga­ran­ties contre le risque dé­cès ; les risques por­tant at­teinte à l’in­té­grité phy­sique de la per­sonne ou liés à la ma­ter­nité ; les risques d’in­ca­pa­cité de tra­vail ou d’in­va­li­dité ; les risques d’in­ap­ti­tude ; le risque chô­mage.
 
  • Titre-res­tau­rant : la va­li­dité des titres-res­tau­rant ar­ri­vant à échéance le 1er fé­vrier pro­chain est pro­lon­gée au 1er sep­tembre 2021. Afin de sou­te­nir l’ac­ti­vité des res­tau­ra­teurs, le pla­fond d’uti­li­sa­tion quo­ti­dien – in­cluant les di­manches et jours fé­riés – est main­tenu à 38 eu­ros.
 
  • Mo­bi­li­tés douces : Un for­fait mo­bi­li­tés du­rables a été ins­tauré en 2020 pour in­ci­ter les sa­la­riés à uti­li­ser, pour leurs tra­jets do­mi­cile-tra­vail, un moyen de trans­port propre ou peu pol­luant, comme le vélo ou le co­voi­tu­rage. Le pla­fond de cette aide, exo­né­rée d’im­pôt sur le re­venu et de co­ti­sa­tions so­ciales, passe de 400 à 500 eu­ros en 2021. Il s’agit d’un dis­po­si­tif fa­cul­ta­tif fi­nancé par les en­tre­prises sou­hai­tant ­s’engager dans une dé­marche verte.
 
  • Smic : à comp­ter du 1er jan­vier 2021, le mon­tant du Smic ho­raire brut passe à 10,25 eu­ros, por­tant le Smic men­suel à 1 554,58 eu­ros, soit une hausse brute d’en­vi­ron 15 eu­ros. Cela mo­di­fie la par­tie basse de la grille des sa­laires en phar­ma­cie. Les co­ef­fi­cients plan­chers, de 100 à 135 in­clus, doivent être ali­gnés sur ces nou­velles va­leurs en ar­ron­dis­sant à l’euro su­pé­rieur, soit 1 555 eu­ros bruts par mois. Il s’agit du per­son­nel de net­toyage, des ma­ga­si­niers, em­bal­leurs, condi­tion­neurs et ven­deurs dé­bu­tants. Au­cun sa­la­rié ne peut per­ce­voir une ré­mu­né­ra­tion in­fé­rieure. Le non-res­pect du mon­tant du Smic est puni d’une amende de 1 500 eu­ros pour chaque in­frac­tion consta­tée lors de chaque paie, et de 3 000 eu­ros en cas de ré­ci­dive.:
Partager

Recevez la newsletter L’hebdo

Chaque semaine, allez à l’essentiel : actualité professionnelle, scientifique et entrepreneuriale.

À lire aussi