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Automédication
Clap de fin pour les ombrelles
L'ANSM interdit dorénavant les marques ombrelles ; c'est officiel. Les industriels l’entendront-ils de la même oreille ?
Par Benoît Thelliez
•22 février 2018
Elle l’avait annoncé, elle vient de le faire. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) publie aujourd’hui des recommandations qui interdisent que soient mises sur le marché sous le même nom des spécialités à prescription médicale facultative ayant des principes actifs ou des indications thérapeutiques différents. Plus connues sous le sobriquet de « marques ombrelles » monostatuts, qui ne contiennent par exemple que des médicaments, ces gammes qui font l’objet de critiques nourries de la part de l’ANSM sont donc officiellement en disgrâce. Considérant qu’il existe en l’état « des risques pour la santé publique résultant notamment d’une confusion entre médicaments qu’elle est susceptible d’entraîner », l’Agence estime ainsi que « l’utilisation d’une marque ombrelle […] ne peut être acceptée ». C’est un durcissement de sa position par rapport au précédent projet de recommandations qui n’interdisait pas ces ombrelles monostatut. Si les laboratoires exploitant Doliprane ou Nurofen présentaient leurs extensions de gamme aujourd’hui, ces dernières seraient donc refusées par l’Agence.
Le cas des gammes dites « multistatuts » où la marque ombrelle recouvre à la fois des médicaments et d’autres produits comme des dispositifs médicaux – le Toplexil Phyto en a été un exemple – a également été tranché. Avec le même verdict : « L’ANSM s’oppose à cette pratique qui est source de confusion et d’erreurs d’utilisation. »