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Convention pharmaceutique : top départ pour les négociations

Les discussions pour un nouveau texte conventionnel démarrent avec l’Assurance maladie.

Par FSPF

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5 novembre 2021

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Tout remettre à plat. C’est l’objectif des négociations qui débutent entre les syndicats d’officinaux et l’Assurance maladie. Une victoire pour la FSPF qui s’est opposée à la tacite reconduction de la convention liant actuellement la profession à l’organisme payeur. Celle-ci remonte à 2012 et avait ensuite été modifiée à coups d’avenants. « Nous devons réécrire l’ensemble du texte conventionnel parce qu’avec la convention de 2012 et ses vingt-deux avenants, il est devenu illisible », explique le président de la FSPF, Philippe Besset.

Mais il ne s’agira sans doute pas d’une simple réécriture. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, l’a annoncé lors du dernier Congrès national des pharmaciens à Lyon, sa lettre de cadrage adressée au directeur général de la Cnam, Thomas Fatôme, se veut « ambitieuse dans le sens du rôle pivot du pharmacien en santé publique » et entend mettre « l’accent sur l’importance du rôle de proximité du pharmacien, notamment dans les zones sous-denses ».

Un accord avant fin février

Six pistes de travail ont été définies (voir encadré ci-dessous) et la volonté est de s’entendre dans les prochains mois. « Nous souhaitons parvenir à un accord courant février afin que l’arrêté d’approbation de la future convention nationale soit publié avant la prochaine élection présidentielle », indique Philippe Besset, quitte à renvoyer à des avenants tout ce qui n’aura pas pu être concrétisé dans les temps. Car l’idée est d’éviter à tout prix que les négociations se télescopent avec la campagne électorale dont le scrutin se déroulera les 10 et 24 avril 2022.

« Nous voulons une rénovation du système conventionnel qui prenne en compte tout ce qui s’est passé durant la crise sanitaire », souligne le président de la FSPF, en particulier en matière de vaccination et de dépistage. Pour lui, la pharmacie doit devenir le lieu de la prévention « parce que nous voyons une très large majorité de la population, et ce, sans rendez-vous », mais aussi de l’éducation pour la santé. Philippe Besset met d’ores et déjà une proposition sur la table, la création d’entretiens de prévention en officine pour les personnes de 25, 45 et 65 ans, trois âges qui figurent dans le calendrier vaccinal. L’occasion de rappeler aux patients des conseils adaptés à ces âges de la vie mais aussi de leur proposer de pratiquer un rappel de leurs vaccins. Car pour la FSPF, les officinaux doivent être autorisés à réaliser tous les rappels de vaccination. Et Philippe Besset de pointer un paradoxe : tandis que la quasi-totalité de la population française est aujourd’hui vaccinée contre la Covid-19, les autres vaccinations reculent en France.

Revaloriser les actes

Au-delà du volet prévention, Philippe Besset attend également de la nouvelle convention qu’elle introduise de nouveaux actes rémunérés, tels que le portage à domicile des médicaments, la préparation des doses à administrer, les dispensations sous protocole et, plus largement, tous ceux qui« peuvent se faire en collaboration avec les médecins pour une meilleure dispensation du médicament ». Il souhaite aussi que les missions du pharmacien correspondant soient élargies et plus seulement cantonnées au renouvellement de traitements chroniques et à l’ajustement de posologie. Il compte en outre sur ce nouveau texte pour revoir de fond en comble le principe de la dispensation adaptée qu’il qualifie « d’usine à gaz ».

Mais toutes ces évolutions ne pourront se faire sans une enveloppe financière permettant de rémunérer ces nouveaux actes et de revaloriser ceux existant. « Notre économie ne tient plus. Le réseau doit être valorisé à sa juste valeur et soutenu, notamment dans les zones sous-denses », insiste le président de la FSPF, qui demande que l’impact des projets de loi de financement de la sécurité sociale soit pris en compte dans l’évaluation de la rémunération des officines. « Nous n’avons plus de marge de manoeuvre. Ces cinq dernières années, notre économie s’est dégradée et nous avons résisté seulement parce que le nombre de pharmacies a diminué », déplore Philippe Besset. Les chantiers sont nombreux et les enjeux cruciaux.

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