Coronavirus : agir contre le renoncement aux soins
Depuis le début du confinement, de nombreux patients n’osent plus se rendre dans les cabinets médicaux.
Par FSPF
•15 mai 2020
Le phénomène du renoncement aux soins inquiète les professionnels de santé. Dans ce contexte, la FSPF a demandé aux officinaux de s’approprier les missions dévolues au pharmacien correspondant (renouvellement des traitements chroniques, adaptation des posologies) et de recourir au télésoin, sans attendre les textes d’application nécessaires.
« Face à l’urgence de santé publique que représente la diminution des consultations médicales, ces deux outils ouvrent la voie à une démarche active de notre profession vers les patients les plus vulnérables suivant un traitement chronique », explique le syndicat, qui a appelé les confrères à contacter par téléphone les patients en ALD qui ne se rendent plus à l’officine et auxquels il a été dispensé au moins quatre fois le même traitement entre le 1er septembre 2019 et le 29 février 2020.
Tracer toutes les interventions
Les objectifs : leur rappeler l’importance du respect de leur traitement, y compris en période d’épidémie, les inviter à retirer leurs médicaments habituels à l’officine ou organiser leur portage à domicile, et les inciter à consulter, en présentiel ou à distance, leur médecin traitant. Pour accompagner les confrères, une grille spécifique a été conçue pour mener cet échange et la FSPF s’est rapprochée des éditeurs de logiciels afin qu’il soit possible de noter de façon simple la démarche effectuée dans le dossier du patient.
« Il faut tracer toutes les interventions que nous réalisons en vue d’ouvrir des négociations par la suite avec l’Assurance maladie pour qu’elles soient reconnues et indemnisées », explique Philippe Besset, président de la FSPF. Pour lui, le pharmacien correspondant, le télésoin et le portage de médicaments à domicile sont trois axes de travail pour l’avenir.