Réservé aux abonnés
Les dossiers de la Fédé

Dépistage Covid : il faut garder la confiance des patients

Malgré la baisse de la rémunération des tests antigéniques, la FSPF invite les officinaux à continuer de s’investir dans la prévention.

Par FSPF

•

10 mai 2022

Partager
©  AdobeStock_hvostik16

Depuis le 1er avril 2022, la rémunération allouée aux pharmaciens pour la réalisation de tests antigéniques pris en charge par l’Assurance maladie a été ramenée de 20 à 16,50 euros. Cette baisse a suscité la colère de certains confrères qui ont décidé d’engager une grève des tests. Même s’il peut comprendre le sentiment amer ressenti par les pharmaciens face à cette décision unilatérale des pouvoirs publics, Philippe Besset estime que la profession ne doit pas pour autant arrêter cette mission. « Nous sommes en état d’urgence sanitaire et notre rôle est essentiel pour permettre à nos patients de savoir s’ils sont infectés ou non par le SARS-CoV-2, explique-t-il. Nous ne pouvons pas perdre leur confiance. »

Le président de la FSPF tient par ailleurs à rappeler que « les mesures prises dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 sont édictées par le ministère de la Santé et que, contrairement aux dispositions conventionnelles, elles ne résultent nullement de négociations entre l’Assurance maladie et les syndicats représentatifs ». Ce qui ne signifie pas pour autant qu’il approuve cette décision, soulignant que son syndicat a œuvré pour expliquer au gouvernement que cette diminution de rémunération était un mauvais signal adressé aux professionnels de santé engagés dans la prévention depuis de longs mois. Et que, justement, la prévention est un axe clé de la lutte contre la pandémie de Covid-19. Philippe Besset insiste également sur le fait que le maintien d’une juste rémunération de cet acte de dépistage permet aussi aux professionnels d’acheter sur le marché français, garantie de qualité et de sécurité pour les patients, ainsi que d’indépendance nationale en matière d’approvisionnement en produits de ­santé.

Rappelant que les dispositifs « états d’urgence » ayant vocation à s’interrompre, le président de la FSPF indique que son combat est désormais d’intégrer le dépistage Covid dans les missions conventionnelles le plus tôt possible. Pour l’heure, il invite les officinaux à poursuivre leur investissement dans la prévention, sur la base du volontariat et dans la mesure de leurs possibilités financières.

Envie de lire la suite ?

L’accès à cet article est réservé aux abonnés. Abonnez-vous pour accéder à tout ce que publie Le Pharmacien de France.

  • Enjeux, interviews et dossiers
  • Fiches conseil pratiques
  • Magazine en version numérique
  • Newsletter premium
Partager

Recevez la newsletter L’hebdo

Chaque semaine, allez à l’essentiel : actualité professionnelle, scientifique et entrepreneuriale.

À lire aussi