Actus • Cour des comptes

Des franchises officinales ?

Face à la situation financière dégradée de la Sécurité sociale, les magistrats de la rue Cambon font une série de recommandations à visée économique.

Par Mélanie Mazière

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19 juin 2026

Paru dans le n°1381 - Juin 2026
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© Adobestock_Angel

Dans son rapport sur l’application des lois de financement de la Sécurité sociale, rendu public le 27 mai dernier, la Cour des comptes préconise d’étendre le périmètre des participations forfaitaires aux consultations des chirurgiens-dentistes et des sages-femmes, aux dispositifs médicaux et aux prestations des pharmaciens. Objectif : 1,1 milliard d’euros d’économies supplémentaires, également grâce à un meilleur recouvrement, la suppression de certaines exemptions ainsi qu’une modification des règles de plafonnement des franchises. Cette idée a fait bondir Philippe Besset, président de la FSPF, qui rappelle que les actes réalisés à l’officine entrent tous dans le champ de la prévention. Or, « mettre une franchise sur un acte de prévention n’est absolument pas incitatif, c’est exactement le contraire de ce qu’il faut faire », s’agace-t-il. Interpellant Sophie Kelley, responsable du département des produits de santé à la Cnam, lors des Amphis de l’officine, la FSPF suggère d’exclure ces actes de toute idée de franchise. Une proposition bien accueillie par la médecin de santé publique : « Nous avons un intérêt collectif à ce que la prévention prenne de l’ampleur, nous pourrions donc prévoir un traitement différent pour ces dépenses-là. Nous relaierons auprès du ministère. »

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