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Les dossiers de la Fédé • Négociations

Des nouvelles du front social

Le mois de février a été chargé pour la commission Relations sociales et Formation professionnelle. Tour d’horizon de l’actualité.

7 mars 2018

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© fotolia/Faysalfahran

Les discussions entre les syndicats représentant les titulaires d’officine (FSPF, Uspo) et les syndicats de salariés (FO, CGT, Unsa, CFDT, CFE-CGC, CFTC) ne connaissent pas de pause et, ces dernières semaines, plusieurs séances de négociation ont eu lieu.

Des indemnités de licenciement déjà majorées

Les ordonnances dites « Macron » parues en septembre dernier et leurs décrets d’application ont revalorisé les indemnités de licenciement « pour les cinq premières années d’activité, tout en réduisant l’ancienneté nécessaire pour en bénéficier », précise la FSPF dans le cadre d’une négociation avec les syndicats de salariés sur le sujet. Elle a donc opposé une « fin de non-recevoir aux demandes d’augmentation des indemnités » portées par ces derniers.

Mieux formuler les garanties de soins de santé

Certaines expressions des garanties dans la catégorie « Frais et soins de santé » vont être harmonisées avec l’Association de prévoyance générale interprofessionnelle des salariés (Apgis) dans le courant de l’année, en attendant l’ouverture d’une négociation sur les prestations elles-mêmes. En effet, entre cadres et non-cadres, à prestations similaires, les formulations peuvent différer. Pour une meilleure compréhension des assurés, elles seront donc homogénéisées.

Étendre la prime du cqp dermo-cosmétique

Deux points ont été mis sur la table : d’une part, une demande d’augmentation du plafond de la prime d’ancienneté de 15 à 18 % et la prise en compte en totalité du congé parental dans l’ancienneté et, d’autre part, l’extension aux adjoints de la prime versée aux préparateurs qui ont obtenu le certificat de qualification professionnelle (CQP) de dermo-cosmétique, une bonification qui équivaut à 10 % du salaire, calculée à partir de leur coefficient. La FSPF est réservée pour la première demande mais a « écouté attentivement » la seconde.

La collecte FNDP par l’Apgis, quel que soit l’assureur

Quelque 0,03 % de la masse salariale, tel est le montant de la cotisation que versent les officines au titre du financement du fonds national pour le développement du paritarisme et le financement de la négociation collective (FNDP). Ce sigle cache un fonds destiné à permettre le fonctionnement de divers organismes de la profession, par exemple la commission paritaire nationale de la pharmacie d’officine réunissant patrons et salariés ou la commission paritaire nationale de l’emploi et de la formation professionnelle (CPNE-FP). Le 19 février dernier, les partenaires sociaux ont décidé que l’Apgis serait chargée de collecter cette cotisation FNDP, même pour les pharmacies « qui ne s’assurent pas auprès de cet assureur pour la prévoyance et la santé de leurs salariés », précise la FSPF. Toutes sont donc concernées par cette collecte, qui est obligatoire, rappelle également le syndicat. Vous ou votre expert-comptable devriez déjà avoir reçu une fiche de paramétrage DNS via votre espace sur le portail Net-entreprises.fr.

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