Dispensation à l’unité : une possibilité, pas une obligation
Prévue par la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire (Agec), la dispensation à l’unité de spécialités doit débuter en janvier 2022.
Par FSPF
•8 décembre 2021
Un décret définissant les modalités de la dispensation à l’unité par les pharmaciens et un arrêté fixant la liste des médicaments concernés sont en préparation. Pour l’heure, seuls les antibiotiques seraient soumis à cette délivrance, comme l’a évoqué le ministre la Santé dans sa lettre de cadrage pour les négociations relatives à la future convention entre les pharmaciens et l’Assurance maladie. Le président de la FSPF, Philippe Besset, tient à préciser qu’il s’agit seulement d’une option pour les pharmaciens. « La Fédération s’est battue pour faire en sorte que la dispensation à l’unité soit une possibilité pour le pharmacien et non une obligation », rappelle-t-il, soulignant que les officinaux seront incités à le faire s’ils sont payés pour cela. Et, selon lui, la convention à venir doit permettre de définir un modèle économique pour rémunérer cette action.
Dès lors qu’un mode de rémunération lui sera proposé, l’officinal pourra donc « dispenser à l’unité le médicament prescrit s’il l’estime nécessaire, c’est-à-dire lorsqu’il n’a pas pu joindre le médecin pour adapter la posologie de son traitement en fonction des conditionnements disponibles, ou si le nombre de comprimés dans une boîte n’a pas encore été modifié par le travail que nous menons actuellement avec l’ANSM sur le sujet », indique Philippe Besset. Finalement, ce principe s’applique déjà avec la mise à disposition des médecins de seringues individuelles pré-remplies de vaccin anti-Covid et pour lesquelles les pharmaciens sont rémunérés 2 euros par seringue préparée, fait remarquer le président de la FSPF.