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Dispensation adaptée : clap de fin ?

L’expérimentation de la dispensation adaptée de médicaments a pris fin le 30 juin dernier.

Par FSPF

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13 juillet 2022

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©  AdobeStock_L.Bouvier

La dispensation adaptée avait été mise en place le 1er juillet 2020 pour une durée de deux ans. L’expérimentation s’est donc achevée le 30 juin dernier et l’heure est désormais au bilan. Selon le président de la FSPF, Philippe Besset, il est probable que cette mission s’interrompe un moment avant de reprendre plus tard, sous une autre forme, avec un nouveau mode de calcul de rémunération plus simple, plus conforme au travail fourni, associé à de nouvelles modalités qui valoriseront véritablement les interventions pharmaceutiques. En attendant, « la dispensation adaptée n’est plus rémunérée », indique la FSPF, qui précise que « la rémunération annuelle ­versée en 2023 au titre de l’année 2022 tiendra compte uniquement des dispensations adaptées réalisées au premier semestre ». Toute­fois, le code acte DAD reste valable et les 10 centimes d’euros associés continueront d’être versés, ajoute le syndicat.

Dès le début de l’expérimentation, la FSPF avait émis de fortes réserves sur ce dispositif, refusant d’ailleurs de signer l’avenant n° 20 à la convention nationale instaurant cette mission. La raison ? Pour le syndicat, il s’agit d’une usine à gaz trop dépendante des fluctuations du marché, comme l’a prouvé la pandémie de Covid-19. « L’idée de tracer cet acte est intéressante », estime cependant Philippe Besset, la dispensation adaptée visant, dans un objectif de santé publique, à renforcer « le bon usage, l’observance, la lutte contre le gaspillage et la diminution du risque iatrogénique ». Sa tarification est basée sur un code acte qui se cote dès lors que le pharmacien dispense moins de conditionnements de médicaments (figurant au sein de 22 classes thérapeutiques) que ce qui est prescrit sur l’ordonnance.

Quoi qu’il en soit, comme le craignait la FSPF, il ne devrait pas y avoir de rémunération en 2022 car l’objectif d’économies pour déclencher le versement de la Rosp risque fortement de ne pas être atteint malgré la participation de plus de 14 000 pharmaciens au dispositif. Toutefois, le syndicat espère que l’Assurance maladie fera le même geste que l’année dernière en octroyant un bonus aux officinaux pour les récompenser de leur engagement. Rien de moins sûr cependant, comme le souligne Philippe ­Besset, « ce sera à son bon vouloir puisqu’elle n’y est pas tenue par les termes de la convention ».

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