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Économie : des pistes pour sortir de l’impasse

Tandis que la situation économique de l’officine s’assombrit, l’avenant conventionnel qui sera discuté à l’automne doit permettre d’inverser la tendance.

Par FSPF

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6 avril 2023

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© AdobeStock_ jozefmicic

L’économie de l’officine marque le pas. Après deux années exceptionnelles liées fortement aux activités Covid, la tendance est aujourd’hui nettement à la baisse. En janvier 2023, le chiffre d’affaires (CA) engendré par ces activités a en effet reculé de plus de 96 %, atteignant près de 21 millions d’euros, contre 568 millions d’euros en janvier 2022. Sur le premier mois de l’année, la marge sur le médicament (activités Covid comprises) s’élève ainsi à 508 millions d’euros, soit environ la moitié de celle de l’an dernier à la même époque. « Hors Covid, elle est inférieure à 2020 et comparable à celle de 2019 », souligne Philippe Besset. Et selon le président de la FSPF, en février, « les chiffres sont encore plus mauvais ».

Quant à la rémunération des titulaires, si elle progresse fortement en 2021 et très probablement en 2022, « elle ne fait en réalité que retrouver le niveau de 2012 tout en étant inférieure à l’inflation de 13 % », pointe-t-il, considérant que les revenus des pharmaciens sont en danger pour 2023. Dans un contexte de « demandes légitimes de nos équipes d’obtention d’un rattrapage pour maintenir leur pouvoir d’achat et d’une évolution inquiétante de l’inflation, une très forte dégradation de la rémunération des titulaires est à craindre », prédit-il.

10 % d’augmentation

Pour tenter d’inverser la tendance ou tout au moins de limiter la casse, Philippe ­Besset enjoint ses confrères à « s’emparer de toutes les missions conventionnelles et de toutes les autres activités de l’officine sans attendre », tout en étant « très attentifs aux dépenses et scrupuleux dans les investissements de l’officine tant que nous n’avons pas de visibilité économique ». Une nouvelle rémunération sur objectifs de santé publique (Rosp) pour la substitution des génériques est en préparation avec, à la clé, quelque 10 millions d’euros pour le réseau, qui seront versés en 2024. Mais ce retour de la Rosp génériques ne suffira pas et, selon le président de la FSPF, l’économie de l’officine « ne résistera pas longtemps sans une revalorisation de la rémunération de notre cœur de métier qui est la délivrance du médicament ».

Il compte donc sur les négociations avec l’Assurance maladie qui se dérouleront à l’automne pour corriger le tir. Son syndicat a d’ores et déjà proposé la mise en place de quatre nouveaux honoraires, dont un pour rémunérer les interventions pharmaceutiques (IP) qu’il évalue à 5 euros par IP. Gain estimé pour le réseau officinal : 60 millions d’euros. Philippe Besset plaide également pour une hausse de 80 centimes des honoraires à l’ordonnance (HDR) qui passeraient de 50 centimes à 1,30 euro. Grâce à cette revalorisation, 500 millions d’euros de marge supplémentaire sont attendus. Au total, pour lui, les futures négociations doivent permettre d’injecter 700 millions d’euros dans l’économie officinale. Ce qui représenterait une augmentation de 10 % de la rémunération actuelle.

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