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Économie : l’État à la rescousse

Plusieurs dispositifs pour soutenir les entreprises pendant la crise sanitaire ont été mis en place, dont une aide spécifique pour compenser la perte d’activité des professionnels de santé libéraux.

Par FSPF

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15 mai 2020

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© AdobeStock_beermedia

Afin d’aider les entreprises à faire face à l’épidémie de Covid-19, l’État a rapidement mis en place des mesures exceptionnelles : création d’un fonds de solidarité, report des échéances sociales et fiscales ou encore dispositif du chômage partiel. Parallèlement, le gouvernement a décidé de compenser la perte d’activité des professionnels libéraux, dont les pharmaciens, via la mise en œuvre d’une aide spécifique. Depuis le 30 avril, ils sont donc invités à compléter les informations nécessaires à l’octroi de cette aide sur le portail Amelipro.

« Ce service permet à la fois d’effectuer une simulation du montant théorique de l’aide à laquelle ils peuvent bénéficier et de demander un acompte sur la base de l’estimation réalisée », explique l’Assurance maladie. Cet acompte, versé courant mai, peut représenter jusqu’à 80 % de l’aide. « L’acompte donnera lieu à régularisation une fois connues définitivement les pertes d’activité subies au cours de la crise », indique de son côté le ministère de la Santé.

Un versement l’année prochaine

L’idée de cette mesure est de garantir aux pharmaciens connaissant une baisse d’activité de percevoir une aide pour continuer à assurer le paiement de leurs charges fixes, mais aussi d’indemniser les missions de santé publique qu’ils ont réalisées dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de Covid-19, tels que la distribution de masques aux soignants ou le portage de médicaments à domicile. Pour pouvoir en bénéficier, les pharmaciens doivent notamment déclarer le chiffre d’affaires relatif aux tiers payants effectués en 2019 sur les médicaments et la LPP et celui correspondant à la période allant du 16 mars au 30 avril.

À noter que 75 % du montant des autres aides liées au Covid-19 perçues devra être déduit. C’est à partir de ces informations que l’acompte sera calculé. Le montant de l’aide à proprement parler ne sera établi qu’une fois la fin de l’épidémie déclarée et le versement ne pourrait intervenir que l’année prochaine. « La Caisse nationale de l’Assurance maladie arrête le montant définitif de l’aide au vu de la baisse des revenus d’activité effectivement subie par le demandeur et procède, s’il y a lieu, au versement du solde ou à la récupération du trop-perçu […] au plus tard le 1er juillet 2021 », précise ainsi l’ordonnance parue le 3 mai au Journal officiel.

De son côté, la FSPF indique « travailler à une méthode permettant de déduire les produits chers du calcul final ». Le syndicat a par ailleurs obtenu que soit prise en compte la situation particulière des nouveaux installés depuis moins de douze mois.

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