*****EN DIRECT DES URPS***** Simplifier l’exercice : stop aux dérives administratives !
Avec la revalorisation de la dispensation et la protection des piliers de la pharmacie, la simplification de l’exercice officinal est un autre cheval de bataille de la FSPF.
Par FSPF
•10 février 2021
En 20 ans, l’exercice officinal a été profondément transformé. Malheureusement, les nouvelles missions accordées aux pharmaciens au fil du temps sont aussi devenues de nouvelles tracasseries administratives. Et l’arrivée du numérique n’y a rien changé. « La paperasse a été remplacée par de la e-paperasse qui génère des e-contraintes et de la e-perte de temps », déplore Philippe Besset, président de la FSPF, pointant notamment les bugs récurrents du site Amelipro.
Afin de faciliter le paiement des entretiens pharmaceutiques et autres bilans de médication, le syndicat a milité pour leur rémunération à l’acte, permettant de mettre fin aux enregistrements sur le téléservice de l’Assurance maladie, tout en assurant un paiement au fil de l’eau et non plus un an plus tard. Une revendication qui est d’ailleurs devenue réalité depuis octobre dernier.
Non aux contraintes coûteuses
Dans le même esprit, le syndicat est vent debout contre le surcoût engendré par la sérialisation des médicaments. « La FSPF s’opposera à la sérialisation tant qu’elle ne sera pas assortie d’une aide financière conséquente permettant d’accompagner sa mise en place, dans toutes les officines, sans coût pour les pharmaciens comme prévu par la réglementation européenne », explique le syndicat.
De même, en ce qui concerne la e-prescription, qui doit être généralisée au plus tard le 31 décembre 2024, il estime qu’elle doit absolument « être ergonomique, simple à mettre en œuvre par les équipes et s’adapter aux pharmacies qui disposent d’un robot ou d’un automate ».
Assouplir les règles
La FSPF plaide également pour un assouplissement des règles encadrant l’exercice coordonné. Dans le cadre du « Ségur de la santé », elle a proposé une modification législative permettant aux équipes ouvertes de s’organiser autour du patient et de bénéficier des mêmes dispositifs particuliers que dans le cadre d’une structure définie. « L’exercice coordonné doit être possible pour tous les pharmaciens, et ce, en tout point du territoire. Notre objectif est qu’un maximum de confrères puissent s’inscrire dans cette démarche », explique Philippe Besset.
En résumé, pour la FSPF, simplifier l’exercice officinal, c’est refuser toute nouvelle contrainte coûteuse pour les pharmaciens ! Mais pas seulement, car pour le syndicat, cela suppose aussi d’accompagner les titulaires sur le volet social de leur métier et de conclure des accords faciles à mettre en œuvre dans les entreprises tout en permettant les évolutions de carrière des équipes. Récemment, la FSPF a ainsi obtenu un accord majoritaire avec les partenaires sociaux permettant une application à toutes les officines en même temps de la hausse de la valeur du point de salaire. « Tous les titulaires et tous les salariés du réseau officinal seront donc désormais à égalité de traitement », se félicite le syndicat.