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Fin du remboursement des tests antigéniques

La fin des mesures dérogatoires mises en place pendant la crise sanitaire entraîne avec elle l’arrêt de la prise en charge des tests Covid en pharmacie.

5 mars 2025

Paru dans le n°1368 - Mars 2025
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La fin des dispositifs exceptionnels est logique, mais le remboursement des tests Covid sans ordonnance doit désormais entrer dans le droit commun. Le président de la FSPF, Philippe Besset, défend même une prise en charge identique pour les Trod grippe et VRS, les pharmaciens disposant maintenant de tests combinés, utiles en période d’épidémie pour distinguer les trois pathologies, orienter le patient et, pourquoi pas, mettre en place un suivi épidémiologique. Pour l’heure, cet argumentaire est resté sans réponse. L’arrêté présenté aux syndicats le 14 janvier dernier est paru au Journal officiel le 22 février et entré en application au 1er mars. Depuis lors, le remboursement par l’Assurance maladie n’est plus assuré pour l’ensemble des usagers, y compris ceux qui étaient jusqu’alors exemptés du ticket modérateur de 30 % (patients en ALD, 65 ans et plus, mineurs…) et même sur prescription médicale.
Si Philippe Besset se félicite que le gouvernement ait patienté jusqu’à la fin des campagnes de vaccination grippe et Covid, il poursuit son combat pour un remboursement de droit commun, chiffres à l’appui. Selon une enquête menée auprès de 2 200 confrères, 79 % effectuent des tests Covid toutes les semaines et un tiers d’entre eux ont constaté un taux de positivité de plus de 50 % la semaine du 24 au 31 janvier 2025. Près de 9 pharmaciens sur 10 utilisent les tests combinés grippe-Covid et 3 sur 10 les tests grippe-Covid-VRS. « Deux tiers des agents responsables d’infections respiratoires aiguës sont ainsi couverts », remarque la FSPF. L’enquête met aussi en avant que les tests sont pratiqués tant en amont qu’en aval d’une consultation, « parfois même à la demande d’un service de régulation des urgences ». En outre, leur réalisation favorise la coordination interprofessionnelle : 36 % des pharmaciens indiquent traiter des ordonnances conditionnelles d’antiviraux et 44 % ont délivré un traitement antiviral précocement grâce à la coopération des prescripteurs.

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