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Actus • Pharmacovigilance

Finastéride : l’ANSM monte au créneau

Les mesures de réduction du risque prises au niveau européen ne sont pas suffisantes, selon l’agence française du médicament.

Par Mélanie Mazière

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6 novembre 2025

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© adobestock_Saklarboy

L’ANSM ne cache pas sa déception. En septembre 2024, elle avait saisi l’Agence européenne des médicaments (EMA) pour une réévaluation des spécialités contenant du finastéride ou du dutastéride. Celle-ci a confirmé, en mai dernier, le risque d’idées suicidaires sous finastéride 1 mg et 5 mg administré par voie orale, et contraint les fabricants à l’indiquer dans le RCP et les notices, ainsi qu’à inclure une carte patient dans les boîtes de finastéride 1 mg. L’EMA a également choisi d’informer les professionnels de santé par courrier.
Un dispositif jugé insuffisant par l’ANSM. D’autant qu’une expertise de pharmacovigilance a identifié 110 cas (graves pour 68 % d’entre eux) de troubles psychiatriques isolés ou associés à des troubles sexuels, survenus en France entre le 1er janvier 1985 et le 31 mai 2024. Les patients concernés, de 30 ans d’âge médian, étaient sous finastéride pour alopécie androgénétique depuis six ans en moyenne. L’ANSM demande donc aux professionnels de santé d’interrompre le traitement dès l’apparition de troubles de l’humeur. Et le patient est appelé à arrêter de lui-même son traitement en cas de signes évocateurs.

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