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Interpro : « Nous sommes fiers de notre acte de dispensation »

Le président de la FSPF a tenu à réaffirmer, devant ses confrères prescripteurs, l’attachement de sa profession à un exercice centré sur la délivrance des médicaments.

Par FSPF

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6 novembre 2023

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©  AdobeStock_Gstudio

Alors que la consultation C est passée de 25 à 26,50 euros ce 1er novembre, la majorité des médecins libéraux ont entamé un bras de fer avec les pouvoirs publics, émaillé de grèves, et sont pressés de reprendre les négociations avec l’Assurance maladie pour obtenir une revalorisation plus conséquente. C’est dans ce contexte agité que le président de la FSPF a assisté, le 6 octobre dernier, aux universités de l’une des instances impliquées dans ce mouvement, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF). Un événement qui a notamment été marqué par le discours du ministre de la Santé annonçant faire une pause dans les transferts de compétences entre professionnels de santé.

À cette occasion, ­Aurélien ­Rousseau a également précisé qu’il s’apprêtait à rouvrir la négociation conventionnelle avec les médecins, en parallèle de celle qui sera menée avec les pharmaciens, le tout « dans un esprit de dialogue ». Cependant, note le président de la FSPF, « nous n’avons pas eu le sentiment qu’il y avait beaucoup de moyens mis sur la table pour chacune des deux négociations ». S’exprimant en tant que président des Libéraux de santé, Philippe Besset a « assuré les médecins de [son] soutien concernant leurs revendications de revalorisation de leur rémunération », notant que les pharmaciens étaient dans la même démarche. En revanche, il a rappelé que « le parcours patient nécessite de faire confiance à l’ensemble des acteurs et que nous devons, professionnels de santé, nous mettre autour de la table pour proposer des solutions qui ne viennent pas d’en haut mais qui sont celles que nous trouvons logiques, ajoutant : C’est à nous de le faire pour répondre aux attentes des patients. »

Vers une voie raisonnable

Lors de son intervention devant les médecins, il a réaffirmé avec conviction la singularité de l’exercice pharmaceutique : « Nous sommes fiers de notre acte de dispen­sation, qui est effectivement différent de la prescription du médecin. Notre rôle est de délivrer des médicaments – qu’ils soient de prescription médicale obligatoire ou facultative – sachant que des transferts d’une catégorie à l’autre ont existé au cours du temps (codéine nécessitant à présent obligatoirement une ordonnance, oméprazole passant en OTC…). » Alors qu’il est question de créer une troisième liste recensant des spécialités que le pharmacien pourrait délivrer au patient uniquement dans ­certains cas et dans des situations précises, le président de la FSPF a tenu à bien cadrer les choses devant une salle qu’il a qualifiée de « pensive », ne réagissant « ni par des huées ni une ola ». Pour lui, il est clair qu’« il ne s’agit pas d’une délégation d’acte mais simplement de notre acte de dispensation. Nous devrions donc pouvoir trouver une voie raisonnable. »

Philippe Besset a également saisi l’occasion pour attirer l’attention des médecins sur l’importance d’améliorer le recours de leurs cabinets à l’informatique : « Il faut qu’ils se lancent vraiment ; si l’on veut pouvoir se coordonner en ville hors structure, cet outil est indispensable. Nous avons besoin de recevoir des ordonnances numériques et que les prescripteurs puissent lire ce que nous leur transmettons. » Une technologie sur laquelle les officinaux ont indéniablement pris un temps d’avance.

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