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La Fédé vent debout contre les menaces de dérégulation

Jusqu’alors peu inquiète des quelques députés qui planchaient sur des mesures de dérégulation à l’officine, la FSPF augmente son niveau de vigilance face à de nouvelles menaces.

8 mars 2024

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© AdobeStock_ChrisDorney

C’est un non ferme et définitif. « Jusqu’alors, nous savions qu’un quarteron de députés, dont un nom avait fuité, celui de Marc Ferracci, souhaitait une loi Macron 2 », remarque Philippe Besset, le président de la FSPF. Mais après avoir entendu la prise de position du Premier ministre, Gabriel Attal, lors de son discours de politique générale du 20 janvier dernier, en faveur de la vente en ligne de médicaments via un système de plateformes, et après avoir appris que la Direction générale des entreprises (DGE) étudiait « des voies de simplification, voire de dérégulation concernant la vente de médicaments en dehors des officines ainsi que la libéralisation de leur capital qui entraînerait donc la perte d’indépendance du pharmacien », la FSPF a tenu à mettre les choses au clair.
En effet, « une telle décision venant du gouvernement reviendrait à planter le dernier clou dans le cercueil de la ruralité et [cela] ne se fera pas tant que notre équipe sera à la tête du syndicat », prévient-il. Rappelant que cette dérégulation n’est « pas la volonté du président de la République », pas plus que celle des parlementaires, il souligne au contraire que « l’accès aux soins et la ruralité sont des sujets majeurs dans l’esprit des Français ». Et qu’il « n’est pas question que quelques va-t-en-guerre de Bercy prennent la main dessus ».
Il s’agit dès lors d’une « bataille interne de convictions » entre quelques acteurs favorables à la dérégulation du réseau et « des volontés fortes à l’intérieur du gouvernement, du Parlement, et jusqu’au sommet de l’État pour permettre l’accès aux soins en proximité et en ruralité ». Pour l’heure, tient à rassurer Philippe Besset, « il n’y a rien sur la table du gouvernement » qui irait vers la perte du monopole officinal ou l’ouverture du capital des pharmacies. Ce qui n’empêche pas la FSPF d’affûter ses arguments pour convaincre que les piliers de la pharmacie d’officine n’ont pas été mis en place par hasard et de se préparer à combattre pied à pied tout commencement de tentative de dérégulation. Et si l’exécutif et la représentation nationale « arbitrent dans l’autre sens, ils nous trouveront en face d’eux », avertit Philippe Besset. Vent debout donc.

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