La FSPF reçue au ministère de la Santé
Pénurie de personnel, pérennisation des mesures dérogatoires confiées aux officinaux durant la crise Covid et, plus largement, avenir de la profession, étaient au cœur des discussions entre les représentants de la FSPF et la nouvelle ministre chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé, Agnès Firmin Le Bodo.
Par FSPF
•8 octobre 2022
Agnès Firmin Le Bodo sera présente pour la dernière étape du Tour de France de la convention organisé par la FSPF, le 30 janvier 2023, à Paris. Son président, Philippe Besset, n’a pas attendu ce rendez-vous pour échanger avec la ministre nommée début juillet. Lors d’une rencontre qui s’est déroulée le 1er septembre dernier, il l’a notamment alertée sur les difficultés actuelles des officinaux à recruter du personnel.
L’explosion des missions du pharmacien ainsi que la fatigue des équipes liée à la crise sanitaire ont en effet conduit à de nombreux départs. Une situation qu’Agnès Firmin Le Bodo ne découvre pas, étant elle-même titulaire. « Elle en a conscience et nous nous sommes mis d’accord pour travailler à des solutions », indique le président de la FSPF. Pour elle, souligne-t-il, le cœur de métier du pharmacien reste la délivrance du médicament, mission qu’il faut prioriser par rapport aux autres. À ses yeux, la prévention, c’est-à-dire la vaccination, est la seconde mission essentielle à remplir. « Elle nous a dit : ne chargeons pas trop la barque de la pharmacie parce que nous pourrions évidemment faire plus de choses mais seulement lorsque nous aurons davantage de bras pour nous épauler », rapporte Philippe Besset.
Des solutions pragmatiques
Autre sujet abordé, le Conseil national de la refondation lancé par le président de la République le 8 septembre, et plus particulièrement la conférence des parties prenantes sur l’accès aux soins prévue dans ce cadre. « Cela va aboutir à une nouvelle réforme de la santé en partant des besoins du terrain avec l’objectif de définir des solutions pragmatiques pour y répondre », souligne Philippe Besset. Les arbitrages sont attendus à l’été 2023.
Agnès Firmin Le Bodo et le président de la FSPF ont également évoqué l’avenir des actes que les pharmaciens sont autorisés à pratiquer depuis le début de la crise sanitaire. La prise en charge de la délivrance des masques, des tests antigéniques et des autotests, ainsi que la vaccination anti-Covid et l’autorisation accordée aux préparateurs d’injecter les vaccins contre la grippe et la Covid doivent en effet prendre fin en janvier prochain. Sur ce dernier point, « la ministre s’est engagée à inscrire dans le PLFSS 2023 une mesure faisant entrer dans le Code de la santé publique la possibilité pour les préparateurs de continuer à vacciner, sous la supervision du pharmacien », se félicite Philippe Besset. Et de conclure : « C’est quelqu’un en qui nous pouvons avoir confiance. »