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La politique du médicament est un choix de société

Dans une tribune parue dans la presse le 14 juin, la FSPF s’allie à CDMO France, MedFrance et l’Uspo pour dénoncer la menace que représente le financement de l’innovation par le déremboursement des médicaments essentiels.

27 juillet 2026

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© Adobestock_Vadym

Déplorant que, « depuis des années, le débat public se concentre sur une seule question : comment contenir la dépense », les signataires rappellent que le médicament ne peut se résumer à une dépense puisqu’il est aussi « un outil de santé publique, un facteur de cohésion sociale et une ressource stratégique pour notre pays ». Ainsi, chaque fois que la prise en charge d’un médicament est réduite, c’est non seulement un affaiblissement de l’accès aux traitements, en particulier pour les assurés les plus modestes, mais aussi une dégradation des « conditions économiques qui permettent aujourd’hui de produire une partie de ces médicaments en France et en Europe ». C’est donc également une attaque à l’encontre « des emplois, des savoir-faire et des capacités de production ancrés sur notre territoire », et, par extension, un risque décuplé sur l’approvisionnement ainsi qu’une atteinte à la souveraineté sanitaire. Dans ce contexte, « les médicaments matures ne doivent pas devenir le pilier du financement de l’innovation ; [celle-ci] doit trouver son propre modèle de financement, sans fragiliser l’accès aux médicaments essentiels ».

Définir les priorités

Pour les auteurs de la tribune, « la question n’est pas de savoir quels médicaments méritent d’être remboursés et lesquels ne le méritent plus », mais de faire le choix, collectivement, des priorités qui permettront de « garantir l’accès aux médicaments – en matière de couverture, d’accessibilité sociale et d’indépendance stratégique » et de savoir comment les financer, et cela en s’appuyant « sur une régulation modernisée, capable de mieux intégrer les données issues de la pratique réelle ».
Face au vieillissement de la population, au rythme soutenu des progrès thérapeutiques et à la fragile souveraineté sanitaire de la France comme de l’Europe, les signataires affirment que « les professionnels de santé, les industriels et les patients » sont prêts à en débattre : « Parce qu’un choix de société ne se délègue pas, il s’assume. »

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