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L’avenant conventionnel tiendra-t-il ses promesses ?

Entré en application le 8 janvier 2025, l’avenant n° 1 doit contribuer à l’amélioration des comptes officinaux.

7 avril 2025

Paru dans le n°1369 - Avril 2025
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© adobestock_Viktoria_Kurpas

En 2024, le chiffre d’affaires du réseau a augmenté de 5,03 %, porté par les médicaments chers (+ 13/14 %), tandis que la marge s’est contractée et n’est pas suffisante pour couvrir les frais généraux et de personnel. Et, pour la première fois, les honoraires de dispensation sont en recul (- 1,85 %). Résultat : l’EBE baisse en moyenne de 10 000 euros par pharmacie. Les structures de moins de 1 million d’euros de chiffre d’affaires sont les plus touchées, remarque Bastien Legrand, expert-comptable du réseau CGP, qui présentait ces chiffres lors de PharmagoraPlus. « C’est la raison de l’avenant signé avec la FSPF : aider les petites officines en difficulté qui se retrouvent seules dans leur commune. L’objectif, c’est zéro fermeture de pharmacie pour raisons économiques dans ces territoires », réagit Marguerite Cazeneuve, directrice déléguée de l’Assurance maladie. Mais sur le millier d’officines ciblées par ce dispositif qui prévoit une aide allant jusqu’à 20 000 euros pendant trois ans, seules 260 font partie du zonage réalisé par les ARS. Un problème législatif qui doit être résolu par les parlementaires, relève la Cnam, qui s’engage à aider sans attendre les 260 éligibles.

Rendez-vous en juin 2026

« Consterné, mais pas surpris » par les chiffres présentés par CGP, le président de la FSPF, Philippe Besset, s’attend à une amélioration économique « grâce à la hausse des honoraires, le déploiement des biosimilaires et l’implication dans les missions ». Comme prévu dans l’avenant signé en juin 2024, rendez-vous est pris en juin 2026 pour vérifier que les données économiques suivent la trajectoire souhaitée et, si tel n’est pas le cas, y remédier. Et de rappeler que la FSPF a décidé de signer l’avenant « 48 heures avant la dissolution de l’Assemblée nationale ». Juste à temps, estime Marguerite Cazeneuve qui pointe à la fois le contexte politique et économique ainsi que la « situation catastrophique » de la Cnam, en déficit de 15 milliards d’euros en 2024. Elle reste convaincue que « la trajectoire de 1 milliard d’euros sera tenue » et que le dispositif d’aide aux petites officines fera son œuvre. Philippe Besset veut y croire aussi : « On doit à nos concitoyens un accès au médicament partout sur le territoire. Je veux voir, l’an prochain, des petites officines dont la rentabilité augmente. »

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