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Apprentissage
Le gouvernement veut tuer la poule aux œufs d’or
Sur une idée originale de Marc Ferracci devenu, le 21 septembre dernier, ministre de l’Industrie, le gouvernement envisage de réduire les aides à l’apprentissage. Un projet contre lequel la FSPF compte bien peser de tout son poids.
Par Mélanie Mazière
•11 octobre 2024
L’incompréhension. C’est exactement ce qu’a exprimé le président de la FSPF, Philippe Besset, lors de son Live hebdomadaire, face aux pistes envisagées par le gouvernement pour réduire les aides à l’apprentissage. La proposition budgétaire en question, qui figure dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2025, émane du député des Français établis hors de France (Suisse et Liechtenstein) Marc Ferracci (Renaissance) et avait été dévoilée par l’hebdomadaire économique La Tribune en mai dernier. Depuis lors, celui qui avait su s’attirer les foudres des pharmaciens pour son projet de dérégulation de la vente de médicaments en ligne, est devenu ministre de l’Industrie il y a moins de trois semaines.
Première piste envisagée : moduler le montant de la prime d’apprentissage en fonction du niveau de diplômes. Il imagine ainsi que l’aide complète de 6 000 euros concernerait l’alternant de niveau CAP ; elle serait de 5 000 euros pour un bac pro et de 4 000 euros pour un bac +2. Et par conséquent, égale à zéro pour les bacs +3 et bac +4. Dans cette même recherche d’économies, le gouvernement pourrait aussi reprendre à son compte l’idée de limiter ces aides aux entreprises de moins de 250 salariés.