Le reclassement des salariés des minières sur la table
Cela semble inéluctable : les pharmacies minières disparaissent une à une. Quid de l’avenir de leurs salariés ?
4 mai 2017
Avec une moyenne d’âge de 74 ans, la clientèle des pharmacies minières est à l’image de ces institutions. Mises en place au début du XXe siècle, elles étaient encore au nombre de 43 en 2016 dans l’Hexagone – dont 26 dans le Pas-de-Calais – et leur devenir agite le Landerneau officinal depuis de nombreuses années. Selon la FSPF, il est prévu que « 40 % des salariés et des pharmaciens de ces officines non retraités dans les deux ans soient reclassés ». C’est pour cette raison que le syndicat a été consulté par la Caisse autonome nationale de la sécurité sociale dans les mines (CANSSM), la tutrice de ce régime, peu au fait des réalités du marché du travail à l’officine. Le régime minier emploie environ une centaine de pharmaciens, précisait la Cour des comptes en septembre 2016, qui regrettait par ailleurs le recrutement de « 22 pharmaciens après la fin du monopole de délivrance aux affiliés miniers en 2011, alors que les perspectives de ces activités étaient gravement compromises ». Sur cette centaine de confrères, une trentaine partiront en retraite, certains seront réaffectés à d’autres postes en interne, mais il en restera encore une cinquantaine sur le carreau, sans compter une trentaine de préparateurs, note Sophie Sergent, en charge du dossier à la FSPF. Le reclassement de ces professionnels se complique en outre de la différence de grille salariale : « Le delta est de 300 euros par mois pour les préparateurs, mais ceux-ci toucheront une aide pendant deux ans ; pour les pharmaciens, il est en moyenne de 700 euros par mois, sans aide cette fois », poursuit la syndicaliste. Les dures réalités du marché du travail…