Les négociations pour une nouvelle convention pourraient se faire en deux temps
Les négociations conventionnelles avec l’Assurance maladie bloquent pour le moment sur le volet financier. En revanche, les discussions avancent bien sur la partie « métier ».
Par FSPF
•8 février 2022
Depuis deux mois, les syndicats d’officinaux et l’Assurance maladie planchent sur une nouvelle convention. Aux réunions hebdomadaires des groupes de travail s’ajoutent les séances de négociations à proprement parler dont la dernière en date s’est déroulée le 18 janvier. Selon Philippe Besset, le volet prévention et actes des pharmaciens, « extrêmement ambitieux et volontaire », avance bien.
Des points de crispation
La nouvelle convention actuellement en discussion prévoit notamment une implication des pharmaciens dans le dépistage du cancer colorectal et des cystites, une action dans le suivi et l’éducation des femmes enceintes sur les problèmes de mésusages pharmacologiques pendant la grossesse et un rôle élargi en matière de rappels de vaccination, sans oublier le portage à domicile pour certains patients.
En revanche, les discussions achoppent pour le moment en ce qui concerne « la revalorisation des honoraires de dispensation et la mise en place d’une rémunération spécifique pour les officines de proximité », indique le président de la FSPF.
Les deux parties semblent donc loin d’un accord, alors que le temps presse. Si les partenaires conventionnels veulent signer une nouvelle convention avec l’actuel gouvernement, soit avant l’élection présidentielle, les négociations doivent aboutir le 15 février au plus tard. Dans le cas contraire, les discussions ne reprendront qu’en juillet ou septembre prochain.
Position commune
Aujourd’hui, la question est de savoir « si nous prenons tout ce que nous apporte cette convention en termes de prévention et de nouveaux actes dans un premier temps », tout en prévoyant d’ores et déjà de discuter dans un second temps des aspects économiques et de sauvegarde du réseau, explique Philippe Besset. Le président de la FSPF précise qu’il travaille sur ce sujet avec les représentants de l’Uspo et qu’ils se sont entendus pour apporter une position commune de la profession au directeur général de l’Assurance maladie.