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Marie-Claude Synesius : aux côtés des confrères pris pour cible

Les pharmacies n’ont pas été épargnées par les violents affrontements qui se sont déroulés en Guadeloupe à la fin de l’année dernière. Marie-Claude Synesius, présidente du syndicat des pharmaciens de Guadeloupe (SDPG), s’est fortement mobilisée pour organiser les gardes, aider ses confrères et assurer la continuité des soins.

Par FSPF

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30 décembre 2021

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La crise sanitaire et sociale qui a touché la Guadeloupe à la fin du mois de novembre dernier a rapidement eu des répercussions sur les officines de l’île. « Nous avons dû fermer plus tôt car, très vite, les pharmacies ont été prises pour cible », témoigne Marie-Claude Synesius. Plusieurs pharmacies ont même été cambriolées ou vandalisées. Avec l’URPS pharmaciens de Guadeloupe et l’Ordre des pharmaciens, le syndicat s’est mobilisé pour appeler la population à l’apaisement, notamment envers la profession, afin que les patients puissent continuer à recevoir leurs traitements.

S’adapter au jour le jour

Les barrages routiers installés par les manifestants ont empêché l’accès aux officines. « Les premiers jours, pratiquement toutes les pharmacies étaient fermées sur l’île car aucun titulaire ne pouvait se rendre sur son lieu de travail », explique la présidente du syndicat des pharmaciens de Guadeloupe. Ce dernier a alors demandé aux pouvoirs publics de garantir la sécurité des croix vertes et permettre aux officinaux d’exercer tranquillement, surtout le soir. Message reçu par l’agence régionale de santé qui a permis d’assurer la protection des officines grâce à la mise à disposition de vigiles.

Parallèlement, un service de gardes téléphoniques a été mis en place avec le concours de l’URPS. Après quelques jours très agités, le calme a enfin commencé à revenir. De nombreux barrages ont en effet été levés et la plupart des pharmaciens ont pu de nouveau accéder librement à leur officine. « La situation semble s’améliorer mais demeure incertaine. Nous nous adaptons au jour le jour », souligne Marie-Claude Synesius.

Aider les autres

Diplômée de la faculté de Lille en 1992, la pharmacienne démarre sa carrière à Paris puis travaille dans la région de Meaux. Elle rentre en Guadeloupe, sa terre natale, et travaille d’abord en tant qu’adjointe, avant de s’associer et de devenir titulaire en 1999. Elle s’installe ensuite seule à Petit-Bourg, non loin de Pointe-à-Pitre. « Depuis mon retour en Guadeloupe, je me suis intéressée à l’associatif. J’ai été secrétaire de l’Utip en 1996, puis j’ai adhéré au syndicat et en suis devenue secrétaire dans les années 2000 », détaille-t-elle. En 2016, elle est nommée co-présidente avec Ingrid Lefort, et présidente en 2021. « Je suis empathique, donc j’aime aider les autres et faire en sorte que nous soyons toujours informés des évolutions de la profession, explique-t-elle. Cela demande beaucoup de travail, car les choses changent rapidement, notamment avec la Covid où tout peut bouger d’une heure à l’autre. »

Depuis le début de la crise, le syndicat se tient aux côtés des pharmaciens guadeloupéens pour les aider à remonter la pente. « Nous cherchons des solutions notamment avec les assurances afin de venir en aide aux confrères vandalisés ou cambriolés. Ce n’est pas facile, mais nous sommes réactifs », assure Marie-Claude Synesius.

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