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Nantes : objectif « coordination »

La ville de Nantes accueillait la sixième étape du Tour de France dont le thème portait sur l’exercice coordonné.

Par FSPF

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12 décembre 2022

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Depuis le 3 octobre dernier, les membres du bureau national de la FSPF se succèdent à la tribune pour présenter les grandes lignes de la nouvelle convention. Lors de chacune des étapes, l’accent est mis sur un thème différent. À Nantes, il s’agit de la participation à un exercice coordonné, comme le rappelle aux participants Carine Verrelle, coprésidente du Syndicat des pharmaciens de la Loire-Atlantique. C’est l’un des 5 critères obligatoires (sur un total de 15) à remplir pour pouvoir prétendre à la rémunération sur objectifs de santé publique (Rosp) pour le développement du numérique en santé et l’amélioration de l’accès aux soins prévue par la convention signée en mars. Une Rosp qui peut représenter, pour une pharmacie moyenne, « entre 3 000 et 4 000 euros chaque année », indique Philippe Besset.

« Si vous adhérez à une structure d’exercice coordonné d’ici au 31 décembre 2022, vous toucherez une Rosp en 2023 et une prime pour cet élément-là de 820 euros », précise le président de la FSPF. Mais pour percevoir la Rosp, il vous faudra aussi acquérir un logiciel certifié « Ségur », labellisé par la HAS dès que cela sera possible, ne pas avoir été condamné pour fraude et, à partir de 2025, utiliser les prescriptions électroniques pour au moins 70 % des délivrances.

Le pharmacien incontournable

Mais qu’entend-on par exercice ­coordonné ? C’est lorsque « plusieurs professionnels de métiers différents et/ou d’acteurs de santé s’organisent pour travailler ensemble autour d’objectifs communs, ou d’un projet de santé, au service d’une patientèle qu’ils partagent ou de la population d’un territoire », explique Florent Pouget, ­directeur de l’offre santé à l’agence régionale de santé (ARS) Pays de la Loire et en faveur de l’autonomie de l’organisme. Pour lui, cette organisation permet de « fluidifier et de sécuriser les parcours de soins des patients, mais aussi de développer la prévention et l’éducation à la santé ». C’est également un très bon moyen de renforcer les liens entre les acteurs de santé, tout en améliorant et sécurisant l’exercice des professionnels.

En ce qui concerne la place des officinaux dans un projet d’exercice coordonné, il estime notamment qu’ils représentent « des acteurs incontournables dans l’organisation du parcours de soins, en relation avec les autres professionnels de santé, par la connaissance du patient et de son environnement ». Quant à l’intérêt de participer à une telle structure, Florent Pouget y voit non seulement une amélioration de la prise en charge du patient, mais aussi de la connaissance des professionnels entre eux et du partage d’informations. Selon lui, l’exercice coordonné offre en outre la possibilité d’améliorer et de développer de nouvelles pratiques et/ou compétences professionnelles, ainsi que de bénéficier d’une rémunération pour le temps passé à la coordination.

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