Nouvelle convention : approuvée !
Signée le 9 mars dernier par l’ensemble des partenaires, la nouvelle convention avec l’Assurance maladie est entrée en vigueur le 7 mai.
Par FSPF
•10 mai 2022
La convention nationale pharmaceutique conclue en mars dernier entre les syndicats d’officinaux et l’Assurance maladie est désormais reconnue par le ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance ainsi que par celui des Solidarités et de la Santé. Un arrêté paru au Journal officiel du 10 avril approuve ainsi ce texte qui organise les relations entre les pharmaciens titulaires d’officine et l’organisme payeur pour les 5 années à venir. Le texte réglementaire précise que cette convention entre en vigueur le 7 mai.
Cette dernière « renforce le rôle majeur du pharmacien d’officine en tant qu’acteur de santé publique et entérine l’évolution des modes de rémunération, peut-on notamment lire dans son préambule. Elle accroît ainsi ses missions en matière de prévention, d’accompagnement des patients et de premiers recours ainsi que son implication pour améliorer le bon usage des produits de santé. Elle accompagne également un virage numérique inédit et intègre, pour la première fois, la prise en compte des enjeux environnementaux, axe que les partenaires conventionnels entendent développer tout au long de l’application de cette nouvelle convention ».
Un texte ambitieux
Cette convention est « extrêmement ambitieuse, ouvre des perspectives et clarifie le contrat entre l’Assurance maladie et les pharmaciens », se félicite Philippe Besset. Pour le président de la FSPF, celle-ci leur permet notamment d’être « libérés de la plume du médecin » et de réaliser des actes en autonomie. C’est par exemple le cas dans le domaine de la prévention, les compétences des officinaux étant élargies à la réalisation des rappels vaccinaux. Les pharmaciens sont aussi appelés à participer au dépistage du cancer colorectal et de la cystite aiguë chez les femmes en présentant les symptômes.
« Ce rôle accru en matière de prévention pourra être conforté au cours de la convention par le développement de nouvelles missions, les partenaires conventionnels s’accordant sur la nécessité d’étudier le rôle d’accompagnement que le pharmacien pourrait jouer dans le suivi des maladies cardiovasculaires ou encore la détection de certaines pathologies comme les maladies métaboliques », souligne le texte conventionnel qui entend en outre renforcer la place du pharmacien dans les dispositifs de coordination entre professionnels de santé et confirmer le rôle des officinaux dans leurs missions de conseil en matière de prévention primaire et secondaire auprès de publics cibles, telles que les femmes enceintes. D’autres accompagnements sont à l’étude, comme le suivi des patients diabétiques ou traités par opioïdes.
Avant la fin de l’année 2023, les partenaires conventionnels s’accordent pour ouvrir de nouvelles discussions afin de prendre en compte « les impacts sur l’économie officinale de l’épidémie de Covid-19 mais également les changements importants du rôle du pharmacien en lien avec le développement des nouveaux outils numériques ».