Nouvelle ministre, même calendrier
La nomination d’Agnès Buzyn au ministère de la Santé à la suite de Marisol Touraine va-t-elle rebattre les cartes pour les pharmaciens, notamment vis-à-vis des négociations conventionnelles ?
8 juin 2017
Les périodes électorales sont toujours un moment de flottement. Depuis l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, les pharmaciens attendent avec impatience la constitution des équipes ministérielles pour relancer les discussions autour de la convention pharmaceutique, qui ont été suspendues en avril dernier, faute d’arbitrage financier de la part du ministère de la Santé. « Nous avons convenu de trouver un accord avec l’Assurance maladie d’ici à fin juillet en tenant compte des élections législatives qui ont lieu dans l’intervalle », précise Philippe Gaertner, président de la FSPF. En effet, si les cabinets ministériels seront tous constitués d’ici à début juin, les deux tours des dimanches 11 et 18 juin peuvent encore redistribuer quelques cartes : selon la consigne de Matignon, certains ministres, dont Bruno Le Maire, nommé ministre de l’Économie le 17 mai dernier, devront quitter leurs fonctions s’ils ne sont pas élus députés.
Nouvelle à la Santé
Une nouvelle venue pour les pharmaciens a également fait son entrée le 17 mai : Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé. La FSPF, qui avait demandé à la rencontrer dès le lendemain de sa nomination, a obtenu un rendez-vous le 6 juin. « Si de nombreux sujets seront abordés, les négociations conventionnelles seront au cœur de cette rencontre. » Philippe Gaertner se félicite d’ailleurs qu’Agnès Buzyn soit médecin : « On a plus de facilité à se comprendre entre professionnels de santé », estime-t-il. Pour rappel, la nouvelle ministre avait participé à la dernière journée de l’Ordre des pharmaciens, le 21 novembre dernier, où elle avait plaidé, entre autres, en faveur de la vaccination à l’officine. Encourageant, même s’il ne faut pas tirer de conclusions hâtives. S’il n’est en effet pas question de remettre en cause les acquis de la convention pharmaceutique négociés jusqu’à présent (voir « Trois mois pour conclure », Le Pharmacien de France, no 1290), rien ne prouve que le nouveau gouvernement ouvrira les cordons de la bourse.