C’est dans le cadre du comité technique paritaire permanent national (CTPPN) que les syndicats de l’officine se sont réunis avec l’Assurance maladie, le 30 juin dernier. La séance de travail, exclusivement consacrée aux ordonnances numériques, a permis de faire le point sur le développement de leur usage, mais aussi de revenir sur les difficultés rencontrées par les prescripteurs et les dispensateurs.
Données chiffrées
Un sujet très ancré dans l’actualité, puisque
l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) l’a évoqué dans un rapport paru le 11 juin, intitulé « Revue de dépenses sur les prescriptions en ville et à l’hôpital ». Selon l’organe de contrôle interministériel, la
prescription dématérialisée demeure relativement peu utilisée, bien qu’elle soit obligatoire pour tous les professionnels de
santé depuis le
31
décembre
2024 et
financée par le
Ségur du numérique. C’est ainsi qu’en ville,
« seules 28,9 % des prescriptions émises par les médecins généralistes étaient numériques fin mai 2025 ». À
cette période,
« seuls 43 000 médecins libéraux avaient réalisé au moins une ordonnance numérique ». L’Igas souligne aussi, que côté officine,
« toutes les ordonnances numériques ne sont pas nécessairement exécutées [en tant que telles] » car « des pharmaciens ne sont pas équipés et continuent de les traiter comme une prescription papier ». Fin mai 2025, « 17 483 ordonnances avaient été délivrées en version numérique sur 43 169 ordonnances créées », soit 40,5 %.
Réclamations légitimes
Ayant participé à
la
réunion de
la
CTPPN, Valérian Ponsinet a
confirmé, lors du
Live hebdomadaire, ce
taux de
pénétration de
la
prescription dématérialisée. Le
président de
la
commission Convention et Systèmes d’information au
sein de
la
FSPF a
indiqué que les discussions avaient notamment porté sur les incidents liés à
l’outil SCOR, qui avaient
« embolisé le système depuis la fin janvier ». Aux officinaux qui recevraient encore des demandes de
pièces justificatives, voire des indus, il
précise que leurs réclamations seront prises en
compte sans problème, car
« le niveau d’écoute de l’Assurance maladie sur ce sujet est bon ». Alertée, cette dernière a
« promis de communiquer à nouveau à destination des caisses » fautives. Tandis que les développements techniques se
poursuivent, notamment au
niveau des logiciels métier,
« nous faisons tout pour que l’ensemble des problèmes soient réglés au plus vite », a
conclu Valérian
Ponsinet.