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Assurance maladie
Pansements : vers une primo-délivrance limitée à sept jours
Un dispositif antigaspillage, imaginé par la Cnam et associant l’infirmier et le pharmacien, prévoit de limiter la première délivrance de pansements, après une hospitalisation ou non, à sept jours.
Par Mélanie Mazière
•26 juillet 2024
Tout a commencé avec l’initiative « Balance ton gaspi » déployée par les infirmiers libéraux depuis avril dernier. Le principe : donner à voir le gaspillage, tant en médicaments qu’en dispositifs médicaux et petits équipements, auquel ils sont régulièrement confrontés lorsqu’ils se rendent au domicile de leurs patients. Les causes ? Surprescription, prescription non adaptée et non-observance. Interpellée sur le sujet, l’Assurance maladie a mis en place un groupe de travail qui a notamment abouti à une proposition figurant dans le rapport « Charges et Produits » pour 2025, dévoilé le 19 juillet dernier.
« Le principe, qui a été discuté avec les infirmiers et les pharmaciens, est de limiter la primo-délivrance de pansements par le pharmacien à sept jours. Cela permet, le cas échéant, à l’infirmier qui est en contact avec le patient de corriger la prescription que ce soit pour la réduire, pour adapter la taille des pansements, etc. », a expliqué Marguerite Cazeneuve, directrice déléguée de l’Assurance maladie, à l’occasion de la présentation de ce volumineux rapport lors d’un Café nile, le 23 juillet. « L’objectif est d’arriver à un système plus sobre, notamment en ce qui concerne les pansements et les petits matériels qui encombrent le domicile des patients », ajoute la numéro 2 de la Cnam.