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Les dossiers de la Fédé • Territoires fragiles

Pharmacies essentielles : la reconnaissance

C’est l’une des mesures phares de l’avenant économique : une enveloppe annuelle de 20 millions d’euros va être consacrée, dès 2025, aux officines isolées en territoires fragiles. Les textes nécessaires ont été publiés le 8 juillet.

12 juillet 2024

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© adobestock_ Massimo_g

« La fragilisation d’un certain nombre d’officines dans des territoires dans lesquels il y a moins de médecins, moins de paramédicaux, moins de population est un vrai sujet pour nous. Il y a des situations qui justifient une aide de l’Assurance maladie et, grâce à cet avenant, nous allons pouvoir consacrer des moyens financiers à accompagner de manière durable des pharmacies dont on a besoin pour l’accès aux soins », indique Thomas Fatôme, directeur général de la Cnam. L’avenant économique, signé le 10 juin dernier, prévoit en effet une enveloppe annuelle fermée de 20 millions d’euros pour aider les pharmacies éligibles, à raison de 20 000 euros maximum par an et par officine. Les conditions : se situer dans un territoire fragile tel que déterminé par l’ARS, être la seule pharmacie de la commune, avoir un chiffre d’affaires inférieur à 1 million d’euros et ne jamais avoir été condamné pour fraude. Pour que ce dispositif puisse se mettre en place, la parution d’un décret et d’un arrêté sur les conditions de détermination de ces territoires fragiles, espérés depuis 2018, était nécessaire. C’est chose faite depuis le 8 juillet.
« Les syndicats départementaux vont pouvoir travailler durant les six mois à venir avec les ARS et les CPAM pour établir le zonage des territoires fragiles. L’objectif est d’être prêt à fin décembre pour que les pharmacies concernées puissent envoyer leur dossier de demande dès janvier prochain », souligne Philippe Besset, président de la FSPF. Si son dossier est validé, le titulaire signera un contrat tripartite avec l’ARS et la CPAM pour trois ans, renouvelable en fonction du bilan qui en sera tiré. Pour Philippe Besset, ce dispo­sitif est une reconnaissance des « pharmacies essentielles », celles dont on ne peut pas se passer dans des territoires en partie désertés. « Si tous les autres ont disparu, les pharmaciens ne disparaîtront pas. Grâce au zonage qui désignera telle pharmacie comme devant être préservée, on va pouvoir tout mettre en œuvre pour que ce soit le cas, et ce, avec le dispositif conventionnel ou d’autres (ARS, banques, etc.). »

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