Plus de la moitié des pharmacies en difficulté
L’enquête menée par la FSPF sur la trésorerie des officines ne laisse pas d’inquiéter : plus de 20 % d’entre elles présentent un bilan négatif et 34 % sont tout juste bénéficiaires.
6 novembre 2024
Les résultats de l’enquête trésorerie sont « alarmants ». L’analyse des plus de 2 600 réponses reçues tout au long du mois de septembre confirme « les chiffres transmis précédemment par les experts-comptables », en particulier sur la baisse inédite de l’excédent brut d’exploitation (EBE) en 2023. Ainsi, 73 % des répondants constatent une dégradation de leur trésorerie, 21 % font état d’un bilan négatif (versus 13 % un an plus tôt), 19 % d’un bilan tout juste positif (moins de 1 % du chiffre d’affaires), 15 % d’un montant situé entre 1 et 2 % du CA… « Plus de la moitié des pharmacies sont donc en difficulté, déplore le président de la FSPF, Philippe Besset. Les jeunes installés sont particulièrement touchés puisque 43 % affichent un bilan négatif. »
Dans la typologie des pharmacies, celles situées en centre-ville souffrent le plus (28 % de bilans négatifs). Pour autant, les délais de paiement du grossiste-répartiteur principal se sont stabilisés pour 80 % des titulaires, même si 15 % reconnaissent les avoir allongés. Un délai qui grimpe à 30 jours et plus pour 47 % des officines.
« Cette situation extrêmement grave appelle un soutien urgent de l’État, ajoute Philippe Besset. Nous demandons au gouvernement et au Parlement d’en prendre toute la mesure lors de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2025, par la fin des baisses de prix systématiques des produits matures et la légalisation des remises sur les médicaments biosimilaires et hybrides. »