Pour ou contre la tacite reconduction de la convention ?
La FSPF se prononcera sur la question lors d’une assemblée générale extraordinaire, le 25 septembre prochain.
27 juillet 2026
Réuni le 2 juillet dernier, le conseil d’administration de la FSPF a tiré les conclusions des dernières rencontres avec le ministère de la Santé et la commission des comptes de la Sécurité sociale, au cours desquelles le syndicat n’a pas manqué de rappeler que « la réforme du modèle économique de l’officine ne pourrait attendre la prochaine élection présidentielle, et que ses prérequis devaient impérativement être intégrés à la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027 ».
Une déclaration qui semble avoir porté ses fruits puisque le ministère de la Santé a annoncé aux syndicats, le 22 juin dernier, la rédaction prochaine d’une lettre de cadrage sur deux avenants à la convention nationale pharmaceutique : « Le premier pour transposer le dispositif Osys dans la convention, le second pour faire évoluer le modèle de rémunération des pharmaciens d’officine », précise la FSPF.
En outre, les services ministériels ont également indiqué le lancement de l’enquête de représentativité, « à laquelle la FSPF est candidate, tous les cinq ans, pour confirmer sa légitimité à négocier au nom des pharmaciens d’officine » (voir « Réforme des élections aux URPS »).
Échéances électorales
Pour la Fédération, ces deux promesses « doivent être tenues ». Elle prévient que, dans le cas contraire, elle « ne pourra observer passivement la fermeture de 250 officines supplémentaires dans les 10 mois qui nous séparent des échéances électorales » et que la seule solution sera alors « la négociation globale d’une nouvelle convention nationale ».
C’est la raison pour laquelle, « en fonction de l’avancement des travaux préalables, la FSPF décidera donc de s’opposer ou non à la tacite reconduction de la convention nationale pharmaceutique ». Une décision qui sera prise le 25 septembre prochain en assemblée générale extraordinaire.