Prescription contrôlée
Pour limiter le détournement de médicaments à haut risque de mésusage, leur prescription devra être dûment justifiée.
6 novembre 2024
C’est un tollé chez les médecins. Un décret paru le 31 octobre dernier et entré en application dès le lendemain leur impose de renseigner des « éléments relatifs aux circonstances et aux indications de la prescription » sur l’ordonnance ou sur un document joint. Faute de quoi, le médicament ne sera pas pris en charge et le pharmacien contraint de réorienter le patient vers le prescripteur ou de lui demander de s’acquitter du paiement. La liste des médicaments concernés n’est pas connue à ce jour, mais la mesure vise sans ambiguïté les agonistes du GLP-1. Les syndicats de médecins sont vent debout contre ce décret « pris sans concertation » alors que des moyens de contrôle existent déjà pour les médicaments prescrits hors indication thérapeutique remboursable (ITR). De son côté, la FSPF attend le retour de la Cnam sur « les éléments indispensables à la bonne application des consignes par les pharmaciens ».