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Économie
Prudence avec les hybrides
Si la substitution par un médicament hybride est à présent possible pour certaines spécialités, la question de la marge est encore en suspens.
Par Claire Frangi
•26 avril 2024
Deux ans : c’est le temps qu’il aura fallu à l’ANSM pour inscrire les premiers médicaments dans le registre des groupes hybrides, créé à la suite de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019. Mais le compte n’y est pas encore totalement : l’arrêté d’égalité de marge entre la spécialité de référence et l’hybride n’est, lui, pas encore paru. Bien que la FSPF se réjouisse de pouvoir à présent proposer aux patients de switcher vers ces médicaments aux présentations différentes, Philippe Besset a alerté la profession sur la problématique financière qu’une telle substitution comprend. En l’état actuel de la législation, les pharmaciens « perdent de la marge réglementée quand ils substituent par un hybride ». Aussi a-t-il enjoint les officinaux à « faire attention parce que les conditions économiques ne sont pas réunies », tout en assurant que l’Assurance maladie était « volontaire pour nous accompagner afin que nous obtenions cette égalisation de marge », et en se disant confiant quant au fait que ce sujet pourrait être réglé rapidement.