Réforme de la représentativité syndicale
La représentativité syndicale ne sera plus fondée sur les élections aux URPS mais sur un scrutin départemental par sigle syndical. Le texte législatif de la réforme a été présenté le 11 juin dernier par le ministère de la Santé.
27 juin 2025
Le système actuel pour mesurer le poids des syndicats représentant les professionnels de santé fait l’unanimité contre lui. L’idée de le réformer a donc été accueillie favorablement par l’ensemble des organisations. Le principe envisagé vise à remplacer les élections aux URPS par un scrutin départemental par étiquette syndicale et par profession. Acté depuis mars dernier, le principe devient progressivement réalité puisque le ministère de la Santé a dévoilé, le 11 juin dernier, le texte législatif de la réforme. Exit, donc, le vote aux URPS initialement prévu en 2026. « Le mandat actuel des URPS devrait être prolongé de plusieurs mois, de façon à laisser le temps de bâtir le nouveau système d’élection. En raison de la présidentielle de mars 2027, on peut tabler sur un scrutin général pour établir la représentativité syndicale à l’automne 2027 », prédit Philippe Besset, président de la FSPF.
En fonction des résultats de ce suffrage, les syndicats procéderont à la nomination des professionnels qui siègeront dans les comités paritaires locaux, régionaux et national, aux URPS et à l’Union nationale des professionnels de santé (UNPS). Reste à savoir par quel vecteur législatif la réforme pourra être portée. Elle pourrait intégrer la proposition de loi du sénateur Mouiller (LR), relative à l’amélioration de l’accès aux soins dans les territoires, ou bien s’insérer dans le prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026.