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Rodolphe Pourtier : renforcer le lien entre URPS etCPTS

Président du syndicat des pharmaciens de Franche-Comté et élu à l’URPS pharmaciens Bourgogne-Franche-Comté, Rodolphe Pourtier encourage les professionnels de santé du territoire à travailler main dans la main.

Par FSPF

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5 novembre 2021

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© Anh Lenoir

Diplômé en 1992 de la faculté de Pharmacie de Strasbourg, Rodolphe Pourtier s’est installé en 1998 à Audincourt (Doubs) et a adhéré à la FSPF dans la foulée. « Je voulais entrer dans un groupe d’échange et de sauvegarde de nos intérêts ayant les mêmes préoccupations que moi. Le fonctionnement démocratique du syndicat me plaisait bien, au niveau départemental et national », explique-t-il. Devenu vice-président du syndicat Pays de Montbéliard en 2001, il apprécie que le président de l’époque l’ait invité à l’accompagner dans de nombreuses réflexions et réunions. « Cela m’a aidé à reprendre le flambeau quand je suis devenu président en 2006 », indique-t-il.

En 2010, il devient président du syndicat du Doubs, issu de la réunification des syndicats de Besançon et Montbéliard, puis, en 2014, celui de la FSPF Franche-Comté. Il siège également depuis 2016 à l’union régionale des professionnels de santé (URPS) pharmaciens de Bourgogne-Franche-Comté. « Ma mission à la tête de la région est principalement d’organiser, d’être le facilitateur, parfois l’aiguillon, parfois le modérateur, décrit-il. Je suis là pour donner l’impulsion, l’énergie et je joue le rôle de personne-ressource pour nos présidents départementaux, en faisant remonter leurs préoccupations. »

Faire progresser l’interprofessionnalité

Rodolphe Pourtier en est persuadé, la crise sanitaire a permis de révéler la place essentielle des pharmaciens dans le système de soins, en particulier au niveau local. « Je suis vraiment très fier de ce que nos confrères ont réussi à faire : maintenir le bateau de leur entreprise personnelle et offrir une multitude de services à la population. La profession a marqué énormément de points auprès de nos instances de tutelle », estime-t-il.

Selon lui, la crise a également fait progresser la coopération entre professionnels de santé, qui peinait jusque-là : « Cela a poussé tout le monde à s’engager dans l’interprofessionnalité de manière efficace, proactive et constructive. » Coprésident d’une communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS), le titulaire voit des liens possibles à tisser entre ces structures et les URPS. « Elles ont un bel avenir en commun car il existe une articulation évidente entre les URPS à qui on demande d’être innovantes et les CPTS dont la vocation est de s’intéresser aux parcours de soins, aux relations entre la ville et l’hôpital, à la prévention et à la permanence des soins. »

À ses yeux, les bonnes idées émanant des CPTS doivent être partagées avec les URPS qui pourront, elles, les déployer. Il considère d’ailleurs que ces dernières doivent être moteur dans la création de CPTS et soutenir la représentativité des pharmaciens dans celles-ci. « L’heure du pharmacien partenaire territorial de santé est arrivée, affirme-t-il. Les médecins sont en souffrance actuellement et il faut vraiment trouver, avec les infirmiers et les kinésithérapeutes, comment les aider. Nous devons lancer des innovations, concevoir des modes opératoires facilitants et laisser la créativité faire son chemin dans le cadre des expérimentations. »

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