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Les dossiers de la Fédé • Analogues du GLP-1

Tiers payant contre formulaire

Jusqu’au 31 août inclus, le patient présentant une ordonnance d’aGLP-1 prescrit dans le diabète sans le formulaire associé peut bénéficier du remboursement, mais hors tiers payant.

27 juin 2025

Paru dans le n°1371 - Juin 2025
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© adobestock_Pukan

La saga continue. Depuis le 1er février 2025, le patient qui s’est vu prescrire un aGLP-1 pour traiter son diabète doit présenter au pharmacien son ordonnance accompagnée d’un formulaire rempli par le médecin justifiant sa prescription. Sans ce document, la dispensation reste possible mais pas le remboursement. Toutefois, l’Assurance maladie a instauré une période de rodage de trois mois pour laisser le temps aux patients d’obtenir le fameux sésame et observer l’appropriation du dispositif. Opposés à cette nouvelle contrainte administrative, les médecins ne se sont pas précipités pour fournir le formulaire : à fin mars, seules 14 % des prescriptions étaient conformes. C’est dans ce cadre que la période de transition a été prolongée jusqu’au 1er juin.

Pris en otage

Hélas, « la situation ne s’est qu’insuffisamment améliorée, pointe la FSPF qui déplore que patients, pharmaciens et équipes officinales [se retrouvent] pris en otage ». Face à cette nouvelle alerte du syndicat, la Cnam autorise, à titre transitoire jusqu’au 31 août, le remboursement sans présentation du formulaire mais sans tiers payant non plus. Le patient doit donc avancer le coût de ses médicaments, puis demander le remboursement en fournissant la feuille de soins papier remise par le pharmacien, la copie de l’ordonnance et… le formulaire qu’il se sera procuré a posteriori auprès de son prescripteur. « Pour les dispensations suivantes, le patient ne pourra bénéficier du tiers payant que sur présentation de l’ordonnance accompagnée de l’original du justificatif », précise la FSPF.
Si le syndicat salue l’écoute des pouvoirs publics, il regrette néanmoins « le positionnement restrictif du ministère de la Santé, qui non seulement complexifie l’exercice de notre profession, mais pénalise également les patients concernés par ces traitements. D’autant plus qu’à ce jour, une partie des médecins refusent encore de leur remettre les formulaires exigés par la réglementation ».

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