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Cession
Un juste prix de cession pour éviter la financiarisation
Interfimo révèle que les prix de vente des pharmacies n'ont pas assez baissé par rapport à la chute de la rentabilité.
Par Benoît Thelliez
•4 avril 2025
Interfimo, la société de cautionnement mutuel créée par et pour les professions libérales, a dévoilé mardi 1er avril son rapport annuel sur les prix de cession des pharmacies en 2024. En retrait de 10 % par rapport à 2023, le nombre d’opérations se monte à 1442 l’année précédente dans un marché de la transaction qui se resserre. Pour l’organisme financier, « la situation économique et politique, les taux d’intérêts élevés, et le manque d’attractivité de la profession », expliquent en grande partie cette diminution. Si le pourcentage du chiffre d’affaires hors taxe (CAHT) n’est plus un indicateur pertinent pour définir le prix de vente en raison du double phénomène des regroupements destinés à atteindre une taille critique et du développement des produits chers, celui en multiple de l’excédent brut d’exploitation (EBE) reconstitué trouve également ses limites. Notamment parce que les valorisations assises sur cet indicateur aboutissent à une augmentation des prix moyens pour les officines au-dessus de 1,2 million de CA (+0,8 point à 7,2 fois l’EBE), contrairement à celles en dessous de ce seuil qui enregistrent un mouvement inverse (-0,2 point à 5,1 fois l’EBE), élargissant la dispersion des prix en fonction du CA des pharmacies.