Un mois de janvier à la peine
La FSPF vient de mettre à jour son tableau de bord économique en intégrant les résultats du mois de janvier 2026. Pour la première fois en cinq ans, le chiffre d’affaires est en recul de 1 %.
10 mars 2026
« L’année 2026 ne commence pas sous les meilleurs auspices », déplore Philippe Besset, le président de la FSPF. Le tableau de bord économique mis à la disposition des adhérents sur le site du syndicat est formel. Le chiffre d’affaires du réseau recule pour la première fois en cinq ans, en l’occurrence d’environ 1 % en janvier 2026 par rapport à janvier 2025. « Seuls les médicaments remboursables voient leur chiffre d’affaires augmenter timidement (+ 0,92 %) », constate-t-il. Le médicament non remboursable perd pour sa part 1,47 %, le hors-AMM non remboursable 0,99 % et les produits de la LPP chutent de 5,14 %. De même, les honoraires de dispensation plongent de 6,8 %. « En toute logique, la marge décroît de 7 %, principalement en raison de la diminution du volume d’honoraires de dispensation. La marge dégressive lissée diminue de 1,4 % et l’activité Covid est en chute de 94,7 % », énumère Philippe Besset.
Pathologies saisonnières
La question latente : ces baisses ont-elles un caractère durable ou sont-elles la conséquence d’un recul des pathologies saisonnières ? Pour l’heure, la FSPF remarque que l’activité économique du mois de janvier « a suivi le recul des pathologies hivernales » puisque « le nombre de consultations médicales a diminué de 10 % », en particulier celles « liées aux bronchiolites (- 15 %), bronchites (- 19 %), Covid-19 (- 31 %) et grippes (- 51 %) ». Un mois de janvier avec peu de pathologies en somme, mais également impacté par les dix jours de grève des médecins. En outre, rappelle la FSPF, la comparaison avec la situation un an plus tôt est défavorable puisque de nombreuses pathologies hivernales avaient affecté les Français en janvier 2025. Néanmoins, il est encore trop tôt pour trancher sur les raisons de ce recul. « Il faudra donc attendre la fin du premier trimestre pour vérifier si l’activité liée aux pathologies saisonnières est la seule responsable de ces mauvais chiffres », explique Philippe Besset. Pour autant, rappelle-t-il, « l’année 2025 s’est achevée sur une note négative en matière de volume global de médicaments prescrits (- 2,54 %) et il est probable que cette baisse s’accentuera en 2026 ».
Trajectoire économique
Au vu du contexte, la FSPF va demander à l’Assurance maladie de s’engager en faveur d’une trajectoire économique allant jusqu’en 2030, assortie d’une revalorisation des ressources affectées au réseau officinal.
Une demande qu’elle compte faire à l’occasion de la mise en œuvre de la clause de revoyure prévue par l’avenant n° 1 à la convention nationale pharmaceutique.