Philippe Besset est revenu, à l’occasion de son
live hebdomadaire, sur les conséquences de
l’arrêté paru au Journal officiel du 14 avril qui liste les deux premiers groupes de médicaments biologiques concernés par la substitution à l’officine, à savoir le pegfilgrastrim (médicament de référence : Neulasta) et le filgrastrim (médicament de référence : Neupogen). Rappelant que ce texte est l’aboutissement d’un
« long combat pour le droit à la substitution des médicaments biologiques obtenu dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2022 », le président de la FSPF estime que cette première étape représente
« un pied dans la porte ». Il a également souligné que le texte modifiant l’arrêté de marge
« afin qu’il n’y ait pas de perte lorsque nous délivrerons un biosimilaire » et dont le principe a été acté dans la dernière convention avec l’Assurance maladie était encore en attente.
En coordination
Même si Philippe Besset a reconnu que ces deux molécules étaient certainement plus
« complexes à substituer [que]
des médicaments biologiques indiqués dans des pathologies aiguës, comme par exemple l’enoxaparine », il demeure convaincu que la liste est amenée à s’étoffer car
« c’est l’avenir » pour que l’Assurance maladie puisse réaliser des économies sur ces médicaments. À condition bien évidemment que soient obtenues
« les incitations économiques pour les uns et les autres ». Un avenir qui, selon lui,
« passe par la coordination avec le patient et le médecin ». S’il ne fait
« nul doute que cette substitution sera l’un des chantiers prioritaires [à débattre]
avec le futur ministre de la Santé », le président de la FSPF estime que ce démarrage avec seulement deux petits groupes permettra aux pharmaciens de
« voir comment tout cela fonctionne ».
Hybrides
Concernant les médicaments dits « hybrides », c’est-à-dire associant une molécule et un dispositif médical, Philippe Besset a expliqué être encore
« en attente d’un texte soumis à la concertation mais à paraître dans les jours à venir ». Il a en outre précisé quel serait le premier groupe que les officinaux seront autorisés à substituer dans ce champ,
« les médicaments de la sphère respiratoire par voie inhalée, donc ceux de l’asthme », non sans rappeler que
« là aussi, il est nécessaire d’obtenir l’égalisation de marge » avant de pouvoir débuter leur substitution.