Vaccination à l’officine : il faut attendre le 1er octobre
Les pharmaciens peuvent administrer les rappels de vaccin aux adultes et mineurs de plus de 16 ans, mais pas encore les prescrire.
Par FSPF
•15 juin 2022
Un décret et deux arrêtés publiés au Journal officiel du 23 avril entérinent l’élargissement des compétences du pharmacien en matière de vaccination. Outre la grippe saisonnière, ils peuvent désormais vacciner les adultes et les adolescents de plus de 16 ans contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, les papillomavirus humains, les infections invasives à pneumocoque, les virus des hépatites A et B, les méningocoques de sérogroupes A, B, C, Y et W, mais aussi la rage. Ces textes font suite à un avis de la Haute Autorité de santé (HAS), qui s’était prononcée fin janvier en faveur d’une extension des compétences des pharmaciens, ainsi que de celles des sages-femmes et des infirmiers.
Rappelons que jusqu’ici, les pharmaciens et les infirmiers étaient seulement autorisés à vacciner sans prescription préalable les personnes ciblées par la campagne antigrippale. Toutefois, ce n’est qu’une étape, tient à souligner le président de la FSPF, Philippe Besset, car le dispositif n’est pas encore tout à fait complet. Si les textes parus précisent la liste des vaccins que les pharmaciens peuvent administrer et les patients susceptibles de recevoirl’injection à l’officine, il manque encore une décision de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et un arrêté pour connaître les vaccins que les pharmaciens pourraient prescrire. Sans cela, il n’y aura pas de remboursement de la spécialité par l’Assurance maladie. De même, la prise en charge des injections (hors injection du vaccin antigrippal) ne sera applicable qu’au 1er octobre, précise Philippe Besset.
En pratique, « vous pouvez d’ores et déjà administrer les vaccins qui ne sont pas de prescription obligatoire sans ordonnance mais ni le vaccin, ni l’acte d’injection dont le tarif est libre pour l’instant, ne pourront faire l’objet d’un remboursement », explique le président de la FSPF. Aussi conseille-t-il d’attendre la fin du processus réglementaire pour se lancer. « Le vrai départ, ce sera le 1er octobre », insiste-t-il. À noter que les honoraires pour la vaccination prévus par la convention nationale signée en mars s’élèvent à 9,60 euros lorsque l’officinal en est l’initiateur (vérification de l’éligibilité du patient et injection). Un tarif identique à celui accordé aux médecins.