Vaccination antigrippale : une campagne pas comme les autres
Comme le souhaitait la FSPF, la vaccination contre la grippe saisonnière à l’officine sera étendue à l’ensemble de la population adulte.
Par FSPF
•5 novembre 2021
Sur fond de crise sanitaire, la campagne de vaccination antigrippale 2021-2022 ne ressemble à aucune autre. Ainsi, à partir du 23 novembre, l’ensemble de la population adulte pourra se faire vacciner contre la grippe saisonnière à l’officine, et plus seulement les patients munis d’un bon de prise en charge de l’Assurance maladie qui restent prioritaires durant les premières semaines de la campagne.
Comme les années précédentes, l’injection peut être effectuée par les pharmaciens mais aussi, on l’espère, par les préparateurs. Déjà autorisés durant l’état d’urgence sanitaire, à injecter les doses de vaccins anti-Covid-19, ces derniers pourraient aussi administrer celles contre la grippe. Une perspective intéressante pour la FSPF qui « se félicite de cette évolution, qui permettra aux équipes officinales de mener de front les campagnes de vaccination antigrippale et anti-Covid et de répondre aux besoins de leurs patients, dans le contexte particulier de pandémie », indique le syndicat qui avait également milité pour l’extension de la vaccination antigrippale à l’ensemble des adultes. « Il faut aller plus loin et autoriser enfin les pharmaciens à pratiquer l’ensemble des rappels de vaccination de l’adulte », estime même la FSPF, qui compte sur la future convention avec l’Assurance maladie pour permettre cette évolution.
Autre particularité de cette campagne de vaccination antigrippale 2021-2022, la date de démarrage avait été avancée de quelques jours. Initialement prévu le 26 octobre, son lancement a finalement été fixé au 22 octobre par les autorités sanitaires « afin d’encourager la synergie entre les deux campagnes de vaccination et ne perdre aucune opportunité de vacciner contre la grippe et contre la Covid-19 les personnes les plus fragiles ». « La campagne de vaccination contre la grippe saisonnière 2021-2022 s’inscrit, encore cette année, dans un contexte de cocirculation des virus de la Covid-19 et de la grippe, augmentant le risque de co-infection et de développement de formes graves et de décès », précise la Direction générale de la santé (DGS).