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Vaccination : dispositif complet en 2023

La dispensation, l’administration et surtout la prescription de certains vaccins par les pharmaciens seront possibles dès janvier 2023.

Par FSPF

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13 juillet 2022

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© AdobeStock_Marina Zlochin

La nouvelle convention pharmaceutique signée en mars se mettra en place par étapes au cours des prochains mois. Si certaines dispositions sont d’ores et déjà entrées en vigueur depuis le 7 mai (voir encadré ci-dessous), d’autres seront opérationnelles à partir du 7 novembre. Les dispositions ayant un impact tarifaire ne peuvent en effet être mises en application qu’après un délai de six mois suivant la publication de l’arrêté d’approbation de la convention, comme l’a rappelé le directeur général de la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam), Thomas Fatôme, lors du Congrès des pharmaciens de Lille. C’est le cas notamment de la vaccination à l’officine élargie à de nouvelles pathologies.

L’étape du 7 novembre

Outre la grippe saisonnière, un décret et deux arrêtés publiés au Journal officiel du 23 avril offrent la possibilité aux officinaux de vacciner les adultes et les adolescents de plus de 16 ans contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, les papillomavirus humains, les infections invasives à pneumocoque, les virus des hépatites A et B, les méningocoques de sérogroupes A, B, C, Y et W, ainsi que la rage. À partir du 7 novembre, et seulement à partir de cette date, la dispensation et l’administration de ces vaccins à l’officine seront pris en charge par l’Assurance maladie. « Si un médecin prescrit un vaccin, nous pourrons le délivrer et l’acte d’injection sera remboursé sur la base de 7,50 euros », explique Philippe Besset, président de la FSPF.

Le 1er janvier 2023 marquera une nouvelle étape. En effet, dès le début de l’année prochaine, la prescription de vaccins par les officinaux sera elle ­aussi remboursable. Dès lors, « la séquence sera complète et le pharmacien apportera une réelle plus-value : détection de l’éligibilité des personnes, dispensation, administration et traçabilité de l’acte dans le dossier patient », résume Philippe Besset. Dans ce cas, comme le prévoit la convention, les honoraires s’élèveront à 9,60 euros, un tarif identique à celui accordé aux médecins.

Nouvelles compétences

Ce n’est pas tout, car la compétence des pharmaciens en matière de vaccination sera encore étendue. La présidente de la Haute Autorité de santé (HAS), Dominique Le Guludec, l’a annoncé au Congrès de Lille, ils pourront également prescrire et injecter les vaccins non vivants aux enfants à partir de 5 ans. « Cela concerne les rappels diphtérique, tétanique et poliomyélitique et le papillomavirus pour les 11 ans », précise Philippe Besset. Pour le président de la FSPF, « dès janvier 2023, le pharmacien va devenir l’acteur clé de la vaccination en France et il est important de s’y préparer ».

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