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Valérie Pécresse : « Faire du pharmacien le pilier de ma politique de santé »

PRÉSIDENTIELLE 2022 - Invitée par la FSPF à s’exprimer en qualité de candidate à l’élection présidentielle, Valérie Pécresse (Les Républicains) assure vouloir mettre le pharmacien au cœur de la réflexion sur l’évolution du système de santé.

Par FSPF

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8 février 2022

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Proximité, prévention et sécurité du médicament : trois axes sur lesquels repose le programme santé de la candidate Les Républicains (LR) à l’élection présidentielle Valérie Pécresse et dans lesquels les officinaux auront un rôle central. « Je veux faire du pharmacien le pilier de ma politique de santé », affirme-t-elle ainsi lors d’un webinaire organisé le 12 janvier par la FSPF qui a réuni plus de 1 000 pharmaciens.

Pour la présidente de la région Île-de-France, le pharmacien d’officine est un professionnel de santé « au sens très fort du terme » qui est aussi « un pilier de l’aménagement du territoire en santé [et] un rempart contre la désertification médicale ». « Je conçois la pharmacie comme un continuum de soins dans lequel le pharmacien doit pouvoir monter en compétence avec bien évidemment les compensations qui s’y attachent », explique-t-elle. Et pourquoi pas, après s’est formé, « prendre des responsabilités en matière médicale ».

Un rôle clé dans la prévention

« Dans ma société française à moi, on ne bloque pas les professionnels dans un statut, on leur permet d’évoluer », explique l’ex-ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche sous Nicolas Sarkozy, qui s’engage par ailleurs à poursuivre la réforme du 3e cycle des études pharmaceutiques et se dit favorable à celle de l’universitarisation du diplôme de préparateur. La candidate précise également que son projet propose d’exonérer de charges patronales les entreprises de moins de 10 salariés embauchant des apprentis. En lien avec la médecine de ville, elle voit l’officine comme une clé de voûte de la prévention et se dit « très demandeuse d’un partenariat donnant-donnant, gagnant-gagnant avec les pharmaciens » dans ce domaine. « La stratégie de dépistage nationale est absolument cruciale pour maîtriser les dépenses de santé », insiste l’ancienne ministre du Budget et des Comptes publics du gouvernement Fillon, soulignant que la prévention est actuellement « le maillon faible de la chaîne de santé en France », encore trop axée sur la thérapeutique.

Attachée à l’indépendance des pharmaciens et au monopole de dispensation, Valérie Pécresse défend également le maintien du maillage territorial qui représente à ses yeux « la force » de la profession. « Le réseau des pharmacies est extrêmement précieux et il faut rendre attractive l’installation des pharmaciens dans tous les territoires », qu’il s’agisse des quartiers populaires, des zones rurales mais aussi des grandes villes où les prix sont parfois élevés.

La candidate à l’élection présidentielle entend de plus protéger les officinaux victimes d’agressions, notamment parce qu’ils dépistent ou vaccinent. Elle propose l’instauration d’un dispositif de peines minimales pour les auteurs de violence à l’égard de personnes ayant autorité, parmi lesquelles elle souhaite inclure les enseignants et les soignants, dont les pharmaciens. Elle aspire également à rendre obligatoire la présence d’une police municipale dans toutes les villes de plus de 5 000 habitants. Enfin, elle rappelle que dans la région Île-de-France, elle a financé des aides à la sécurisation des commerces, des maisons médicales et des pharmacies pour l’installation de boutons d’alarme ou de caméras de vidéoprotection.

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