Virginie Buisson : de la pharmacie à la politique
Très impliquée dans la vie syndicale, Virginie Buisson mène également une carrière de femme politique. Elle est candidate pour les élections régionales.
Par FSPF
•11 juin 2021
Virginie Buisson s’intéresse depuis longtemps à la politique. Dès son adolescence, les repas familiaux et amicaux se transforment rapidement en débats animés où « l’on refait le monde ». À 18 ans, elle entre au Parti socialiste, qu’elle quittera finalement en 2017 pour rejoindre La République en marche (LaREM) d’Emmanuel Macron. Son engagement pour la vie publique la conduit en 2020 à se présenter aux élections municipales dans la ville où elle exerce depuis quatorze ans, Morsang-sur-Orge, dans l’Essonne. Les élections remportées, elle est élue maire-adjointe aux finances. « Je voulais un domaine d’activité le plus éloigné possible de la santé afin d’éviter tout conflit d’intérêts », explique-t-elle. Ce n’est d’ailleurs peut-être qu’une étape dans sa carrière politique puisque Virginie Buisson est actuellement candidate pour les élections régionales sur la liste LaREM d’Île-de- France.
L’officine avant tout
Malgré ses engagements publics, elle ne délaisse pas pour autant son officine. « Durant les trois derniers mois, j’ai consacré beaucoup de temps à la mairie car il fallait boucler le budget. Mais avec la Covid, je me suis un peu mise en retrait car je n’arrivais plus à tout faire. J’ai une maire très compréhensive qui a bien saisi qu’en période de crise sanitaire ma priorité reste mon travail. Nous sommes une ville de 22 000 habitants et seules deux pharmacies pratiquent les tests », souligne la titulaire.
Diplômée en 1996 de la faculté de pharmacie de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine), Virginie Buisson entame sa carrière dans la répartition pharmaceutique pendant une dizaine d’années. Puis, lassée des déplacements incessants, elle décide de revenir vers l’officine. « J’ai pris un an pour faire un DU d’orthopédie et pour chercher une pharmacie afin de m’installer. » C’est chose faite en 2007 à Morsang-sur-Orge avec un pharmacien rencontré sur les bancs de la fac. « Nous sommes restés associés pendant dix ans, avant qu’il décide de partir à Pau et que je lui rachète ses parts », indique-t-elle.
La carte de l’interpro
Il y a trois ans, elle s’engage dans le syndicalisme officinal et devient, en 2019, co-présidente du syndicat des pharmaciens de l’Essonne. « J’y ai vite pris goût. Mon objectif est d’œuvrer pour l’intérêt général. » Tout récemment, elle est élue au sein de l’URPS pharmaciens d’Île-de-France. « Pour l’instant, je n’ai pas encore siégé, donc je connais la théorie de l’URPS mais pas la pratique », commente la pharmacienne. Elle sait en effet ce que signifie l’exercice coordonné, puisqu’elle est membre de la communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) du Val d’Orge, qui a mis en place en janvier 2021 un centre de vaccination éphémère à destination des professionnels de santé du territoire. Cette expérience a servi à rédiger un cahier des charges, qui a permis la mise en œuvre du centre de vaccination de Sainte-Geneviève-des-Bois, puis du vaccinodrome départemental, géré conjointement par la ville et par la CPTS. « C’est une grande fierté d’avoir montré aux politiques et à l’ARS que si l’on faisait confiance aux professionnels de santé du terrain, on pouvait faire de grandes choses en interprofessionnalité », affirme Virginie Buisson.